Abattage d’un olivier en hommage à Ilan Halimi : un ressortissant tunisien expulsé de France
Un ressortissant tunisien de 20 ans, impliqué dans l’abattage d’un olivier planté en hommage à Ilan Halimi en Seine-Saint-Denis, a été expulsé vers la Tunisie le 11 janvier.


Selon des informations du Figaro, un ressortissant tunisien de 20 ans impliqué dans l’abattage d’un olivier planté en hommage à Ilan Halimi a été expulsé vers la Tunisie le 11 janvier dernier.
Les faits remontent à la nuit du 14 au 15 août à Épinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis), où un olivier commémoratif avait été abattu. Le jeune homme, identifié comme Ismaël K., et son frère jumeau avaient été interpellés le 28 août puis placés en détention provisoire. Tous deux ont été jugés le 22 octobre par le tribunal correctionnel de Bobigny.
La justice les a reconnus coupables de destruction du bien d’autrui aggravée, mais les a relaxés concernant la qualification de violation d’un monument dédié à la mémoire des morts à caractère raciste ou religieux. Ismaël K. a été condamné à huit mois de prison avec sursis, tandis que son frère a écopé de huit mois de prison ferme.
À l’issue du procès, Ismaël K., qui faisait l’objet d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF) prononcée dès son interpellation, a été immédiatement placé en centre de rétention administrative. Les autorités tunisiennes ont reconnu leur ressortissant et délivré un laissez-passer consulaire, permettant son expulsion par avion vers la Tunisie le 11 janvier.
La préfecture de Seine-Saint-Denis a indiqué au Figaro que cette expulsion s’inscrivait dans une politique de fermeté contre les actes antisémites. Elle rappelle toutefois une réalité plus préoccupante : en France, seule une OQTF sur dix est effectivement exécutée.
L’affaire s’inscrit dans un contexte plus large de dégradations récurrentes de symboles en mémoire d’Ilan Halimi. Ces derniers jours, un autre olivier commémoratif a été endommagé près de Lyon, tandis qu’une plaque à sa mémoire a été dégradée à Cagnes-sur-Mer, ravivant l’inquiétude face à la persistance des actes antisémites.