Jean-Noël Barrot estime que Francesca Albanese devrait "avoir la dignité de démissionner"
Sur France Inter, Jean-Noël Barrot a vivement critiqué la rapporteuse spéciale de l’ONU Francesca Albanese.


Invité de France Inter, le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a vivement critiqué dimanche la rapporteuse spéciale de l’ONU pour les territoires palestiniens, Francesca Albanese, accusée par plusieurs responsables politiques de propos jugés ambigus et polémiques.
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Interrogé sur des déclarations controversées attribuées à la juriste italienne, Jean-Noël Barrot a assuré n’avoir jamais affirmé qu’elle aurait qualifié Israël d’« ennemi commun de l’humanité », mais a dénoncé « une succession de provocations inacceptables ». Il a notamment évoqué ce qu’il considère comme une relativisation du 7 octobre, qu’il a qualifié de « pire massacre antisémite de notre histoire », rappelant que 51 ressortissants français ont été tués lors de cette attaque.
Le chef de la diplomatie française a expliqué que la position de Paris s’inscrivait dans une ligne de cohérence : condamnation des décisions du gouvernement israélien, notamment en Judée-Samarie, mais refus tout aussi ferme des positions du Hamas et de ses soutiens qui nient à Israël le droit à l’existence et à la sécurité. « Tous les discours de haine, d’où qu’ils viennent, je les condamne », a-t-il martelé.
Concernant Francesca Albanese, dont le mandat de rapporteuse spéciale est irrévocable pendant sa durée, Jean-Noël Barrot a rappelé que la France ne s’était pas montrée favorable à son renouvellement. S’il reconnaît qu’il ne peut exiger formellement sa démission, il estime que « la succession de provocations » devrait l’amener « elle-même à avoir la dignité de démissionner ».
Le ministre a par ailleurs réaffirmé l’attachement « viscéral » de la France aux Nations unies et au Conseil des droits de l’homme, soulignant le rôle de ces instances dans la lutte contre l’impunité à travers des enquêtes internationales.