Jean-Noël Barrot : « Rien ne justifie l’occupation prolongée du Liban par Israël »
Le chef de la diplomatie française affirme que les frappes israéliennes sur Beyrouth n’auront pas lieu et appelle à un cessez-le-feu durable au Liban.


Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a estimé mardi que « rien ne peut justifier la poursuite des opérations militaires et l’occupation prolongée d’Israël dans la profondeur du territoire libanais ».
Invité de l’émission Les 4 Vérités sur France 2, Jean-Noël Barrot a réaffirmé le soutien de la France au droit d’Israël à se défendre face aux attaques du Hezbollah, tout en appelant à une désescalade rapide entre les deux parties.
« Nous reconnaissons le droit d’Israël à la légitime défense, y compris face aux attaques inacceptables du Hezbollah », a déclaré le ministre, avant d’ajouter qu’un cessez-le-feu restait indispensable pour permettre la poursuite du dialogue engagé entre Israël et le Liban.
Jean-Noël Barrot a également évoqué les discussions diplomatiques menées ces derniers jours pour éviter une extension du conflit.
Selon lui, le président Emmanuel Macron s’est entretenu avec Donald Trump dimanche, tandis que la diplomatie française a multiplié les échanges avec les responsables américains et iraniens.
Le ministre français a affirmé comprendre, à la lumière des déclarations israéliennes, que les menaces de frappes contre Beyrouth ne seraient finalement pas mises à exécution.
« À ce stade, ces frappes n’auront pas lieu », a-t-il indiqué.
Concernant les négociations entre Washington et Téhéran, Jean-Noël Barrot a estimé qu’un accord restait possible malgré les divergences persistantes entre les deux parties.
« Un accord est à portée de main », a-t-il déclaré, appelant l’Iran et les États-Unis à conclure rapidement un compromis permettant notamment la réouverture du détroit d’Ormuz et la reprise normale du trafic maritime international.
Interrogé sur la présence israélienne au salon Eurosatory de Paris, prévu du 15 au 19 juin, le chef de la diplomatie française a confirmé que seuls les équipements défensifs israéliens pourront être exposés.
Il a justifié cette décision par la volonté de concilier le droit d’Israël à se défendre avec les positions françaises sur la conduite de la guerre au Liban.
La France a par ailleurs demandé la tenue d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU sur la situation au Liban et continue de soutenir les efforts internationaux visant au désarmement du Hezbollah et au renforcement de l’autorité de l’État libanais.