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Donald Trump affirme que seule sa "moralité" limite sa politique étrangère et récuse le droit international
Dans un entretien au New York Times, Donald Trump affirme que seule sa « moralité » personnelle limite son action sur la scène internationale, déclarant ne pas avoir « besoin du droit international ».


Dans une longue interview accordée au New York Times et publiée jeudi, le président des États-Unis, Donald Trump, a déclaré qu’il n’avait « pas besoin du droit international » pour guider sa politique étrangère et que seule sa « propre moralité » constituait une limite à l’exercice de son pouvoir à l’étranger.
Interrogé sur l’existence d’une borne à ses actions sur la scène mondiale, le milliardaire républicain a répondu que sa « propre moralité, [son] propre esprit » était « la seule chose qui peut [le] stopper », ajoutant qu’il ne cherchait « pas à faire de mal à qui que ce soit ». S’agissant du droit international, il a reconnu que les États-Unis devaient en respecter certains aspects, mais a relativisé son importance en affirmant que cela « dépend de ce qu’est votre définition du droit international ».
Ces propos interviennent dans un contexte diplomatique tendu, moins d’une semaine après une opération militaire menée par Washington au Venezuela, au cours de laquelle les forces américaines ont capturé le président vénézuélien Nicolás Maduro, suscitant des critiques internationales. Cette démarche a relancé les inquiétudes sur le respect de la souveraineté des États et des normes internationales.
Par ailleurs, les déclarations de Trump font écho à ses intentions affichées concernant le Groenland, territoire autonome danois, où il n’a pas exclu un « choix » entre maintien des alliances traditionnelles comme l’Otan et prise de contrôle directe, suscitant des inquiétudes en Europe.
Cette vision affichée de la politique étrangère, centrée sur une conception personnelle de la morale du chef de l’État plutôt que sur des cadres juridiques internationaux établis, alimente déjà des débats sur l’avenir du rôle des États-Unis dans l’ordre mondial et le respect des conventions multilatérales.