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Donald Trump affirme que les États-Unis ne sont « pas satisfaits » des discussions avec l’Iran
Le président américain affirme que Washington n’est « pas satisfait » des discussions avec Téhéran, quelques jours après avoir assuré qu’un accord était presque finalisé.


Donald Trump a semblé reconnaître un ralentissement des négociations avec l’Iran, lors d’une réunion de cabinet à la Maison-Blanche. Alors qu’il affirmait quelques jours plus tôt qu’un accord était « largement négocié », le président américain a déclaré mercredi que les États-Unis n’étaient « pas satisfaits » de l’état actuel des discussions.
Selon lui, l’Iran « veut conclure un accord », mais Washington estime ne pas encore obtenir les garanties nécessaires. Trump a prévenu que si les négociations échouaient, les États-Unis pourraient devoir « finir le travail ».
Le président américain a également lié pour la première fois plus clairement les discussions avec Téhéran à une possible normalisation entre Israël et plusieurs pays du Golfe dans le cadre des Accords d’Abraham. Il a évoqué notamment l’Arabie saoudite, le Qatar et le Koweït, estimant que ces pays « doivent » rejoindre les accords après l’intervention américaine contre l’Iran.
Mais Donald Trump a ensuite nuancé son propos, refusant de dire clairement si un accord avec l’Iran dépendrait officiellement d’une normalisation avec Israël.
La Maison-Blanche a par ailleurs démenti un rapport publié par un média d’État iranien affirmant que Washington se serait engagé à lever son blocus naval contre l’Iran et à retirer ses troupes de la région en échange de concessions iraniennes sur le détroit d’Ormuz.
Le texte évoqué par les médias iraniens prévoyait une réouverture progressive du détroit sur un mois, avec un contrôle iranien maintenu sur certaines voies maritimes. La Maison-Blanche a qualifié ce document de « fabrication complète ».
Trump a, de son côté, affirmé que le détroit d’Ormuz devait rouvrir « immédiatement » dans le cadre de tout accord. « C’est une voie internationale. Personne ne va la contrôler. Nous allons la surveiller », a-t-il déclaré.
Le secrétaire d’État Marco Rubio a indiqué que « certains progrès » avaient été réalisés, tout en précisant que les prochaines heures et les prochains jours seraient décisifs. Washington dit privilégier une solution diplomatique, mais affirme garder d’autres options si les discussions échouent.