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Donald Trump réclame un milliard de dollars aux pays désirant rester membres du Conseil de paix
Les mandats des États membres n'ayant pas versé cette somme seraient limités à trois ans


Selon un projet de charte consulté par Bloomberg, les pays souhaitant obtenir un siège permanent au sein du Conseil de paix pour Gaza devront verser au minimum un milliard de dollars.
D’après ce document, le président Donald Trump occuperait le poste de premier président du Conseil de paix et disposerait d’un pouvoir central dans son fonctionnement. Il serait seul habilité à inviter les États membres, à valider l’ordre du jour des réunions et à approuver toute décision, même celles adoptées à la majorité. Le texte précise que les mandats des États membres seraient limités à trois ans, sauf pour ceux qui contribueraient à hauteur d’au moins un milliard de dollars dès la première année, auxquels cette limite ne s’appliquerait pas.
Le Conseil de paix est présenté comme une organisation internationale visant à "promouvoir la stabilité, restaurer une gouvernance fiable et légale, et garantir une paix durable dans les zones touchées ou menacées par des conflits". L’organisation deviendrait officielle dès la signature de la charte par trois États. Les réunions de vote se tiendraient au moins une fois par an, à des dates et lieux décidés par le président, tandis que des réunions non décisionnelles avec un conseil exécutif auraient lieu au minimum chaque trimestre.
Le projet accorde également à Donald Trump le pouvoir de révoquer un État membre, sauf si une majorité qualifiée des deux tiers s’y oppose. Le contrôle des fonds par le président lui-même, mentionné dans la version actuelle du texte, suscite de fortes réticences parmi plusieurs pays approchés, notamment en Europe, qui jugent cette disposition inacceptable et tentent de faire modifier la charte.
Vendredi soir, Donald Trump a annoncé la mise en place d’un premier panel exécutif en amont de la création formelle du Conseil. Il comprend le secrétaire d’État Marco Rubio, l’émissaire pour le Moyen-Orient Steve Witkoff, Jared Kushner et l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair. Plusieurs dirigeants, dont Javier Milei et Mark Carney, auraient déjà été invités à rejoindre l’initiative.
En Israël, la réaction a été immédiate. Le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahou a indiqué que l’annonce avait été faite sans coordination avec les autorités israéliennes et qu’elle contredisait la politique d’Israël. Le chef du gouvernement a chargé le ministre des Affaires étrangères Gideon Sa’ar de saisir le secrétaire d’État américain sur ce dossier sensible.