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La France arraisonne un nouveau pétrolier russe sous sanctions dans l’Atlantique
Intercepté dans l’Atlantique par la marine nationale avec le soutien de partenaires européens, le navire est soupçonné d’avoir contourné les sanctions imposées à Moscou.


La marine nationale française a arraisonné dimanche un pétrolier en provenance de Russie et visé par des sanctions internationales, a annoncé le président Emmanuel Macron.
https://x.com/i/web/status/2061303998888509492
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L’opération a été menée en haute mer, à plus de 400 milles nautiques à l’ouest de la Bretagne, avec le soutien de plusieurs partenaires, dont le Royaume-Uni.
« Il est inacceptable que des bateaux contournent les sanctions internationales, violent le droit de la mer et financent la guerre que mène la Russie contre l’Ukraine depuis plus de quatre ans », a déclaré le chef de l’État sur le réseau X.
Selon la marine nationale, le navire avait quitté Mourmansk, important port russe situé sur la mer de Barents. Une fois à bord, les équipes françaises ont confirmé leurs soupçons concernant l’irrégularité du pavillon arboré par le pétrolier.
Un signalement a été transmis au procureur de Brest et le navire a été dérouté. Il est actuellement escorté vers une zone de mouillage où des vérifications complémentaires doivent être effectuées.
Cette interception s’inscrit dans le cadre de la lutte menée par la France contre la « flotte fantôme » russe, un ensemble de navires accusés de contourner les sanctions occidentales imposées à Moscou depuis le début de la guerre en Ukraine.
Il s’agit de la quatrième opération de ce type réalisée par les autorités françaises.
En mars dernier, le pétrolier Deyna, également présenté comme appartenant à cette flotte fantôme, avait été intercepté en Méditerranée avant d’être immobilisé à Fos-sur-Mer. Après le paiement d’une amende, il avait finalement quitté les eaux françaises en avril.
Paris affirme vouloir poursuivre ses efforts afin d’empêcher les réseaux maritimes russes de contourner les sanctions internationales et de financer l’effort de guerre du Kremlin.