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Le "Conseil de paix" de Trump pour Gaza plongé dans le flou financier


Entre tensions diplomatiques, promesses gelées et absence de soutien européen massif, le projet américain semble aujourd’hui enlisé avant même d’avoir réellement commencé.

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Le président Donald Trump, au centre, entouré du vice-président JD Vance à sa gauche et du secrétaire d’État Marco Rubio à sa droite, arrive à une réunion du Conseil de la paix à l’Institut américain pour la paix, jeudi 19 février 2026, à Washington.
Le président Donald Trump, au centre, entouré du vice-président JD Vance à sa gauche et du secrétaire d’État Marco Rubio à sa droite, arrive à une réunion du Conseil de la paix à l’Institut américain pour la paix, jeudi 19 février 2026, à Washington.AP / Mark Schiefelbein

Présenté par Donald Trump comme un ambitieux projet destiné à reconstruire Gaza après la guerre, le « Conseil de paix » voulu par le président américain se retrouve aujourd’hui confronté à de sérieux problèmes financiers et juridiques, selon une enquête du Financial Times.

Créé en janvier 2026 et censé être personnellement dirigé par Donald Trump, y compris après son départ de la Maison Blanche, ce conseil n’aurait reçu « aucun dollar » malgré les annonces de financements colossaux et les promesses de plusieurs États partenaires.

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Selon le quotidien britannique, le projet fonctionne actuellement sans véritable mécanisme indépendant de transparence financière.

Plutôt que de passer par le fonds de reconstruction administré par la Banque mondiale et validé par l’Organisation des Nations unies, les contributions auraient été directement versées sur un compte bancaire ouvert chez JPMorgan Chase.


Le « ticket d’entrée » pour obtenir un siège permanent au sein du Conseil aurait été fixé à un milliard de dollars, un montant qui aurait refroidi plusieurs grandes puissances européennes, peu convaincues par cette structure largement dominée par des alliés traditionnels des États-Unis et des partenaires proches de Donald Trump.

Le président indonésien Prabowo Subianto a récemment exclu toute participation financière à hauteur d’un milliard de dollars.

Selon le FT, seuls de petits versements ont jusqu’ici permis de financer certains frais de fonctionnement, notamment le bureau du Haut représentant Nikolaï Mladenov.


Les Émirats arabes unis auraient également promis 100 millions de dollars pour financer une future force de police à Gaza, mais ces fonds seraient actuellement gelés.

En avril dernier, l’ONU, l’Union européenne et la Banque mondiale avaient estimé à plus de 71 milliards de dollars les besoins de reconstruction de Gaza au cours des dix prochaines années.

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