- i24NEWS
- International
- Le Pakistan, médiateur de l’ombre entre l’Iran et les États-Unis
Le Pakistan, médiateur de l’ombre entre l’Iran et les États-Unis
Islamabad mène des discussions discrètes avec Washington et Téhéran pour tenter d’éviter une nouvelle escalade militaire dans la région.


Le Pakistan poursuit une médiation en coulisses afin d’apaiser les tensions entre les États-Unis et l’Iran, a confirmé lundi au Guardian un haut responsable pakistanais directement impliqué dans ces échanges.
« Nous participons activement aux efforts visant à résoudre les tensions entre les États-Unis et l’Iran. Notre proposition de faciliter les contacts reste inchangée », a déclaré ce responsable sous couvert d’anonymat.
Dans le cadre de cette médiation, le chef de l’armée pakistanaise, le maréchal Asim Munir, s’est entretenu directement avec le vice-président américain JD Vance et l’émissaire spécial américain Steve Witkoff. Ces discussions « substantielles » auraient principalement porté sur la stabilité régionale et les moyens d’éviter une nouvelle escalade.
Parallèlement, Islamabad maintient des canaux de communication ouverts avec Téhéran. Asim Munir aurait notamment mené plusieurs heures de discussions avec le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi.
« Le Pakistan dispose de canaux ouverts avec Washington et Téhéran et estime que le dialogue reste la seule voie viable pour éviter un conflit régional plus large », a souligné le responsable pakistanais. Islamabad estime occuper une position privilégiée, étant l’un des rares acteurs à conserver la confiance des deux capitales.
Cette initiative intervient alors que le président américain Donald Trump s’est déclaré prêt à autoriser une offensive militaire de grande ampleur contre l’Iran, tout en affirmant privilégier un accord empêchant la République islamique de se doter de l’arme nucléaire.
« Je veux leur donner une toute dernière chance avant la décapitation », a déclaré Donald Trump, précisant que les préparatifs militaires américains restaient en place. Le président américain a toutefois assuré qu’il préférerait éviter « une attaque d’une telle ampleur contre un pays ».
Donald Trump a également accusé les dirigeants iraniens d’être « incroyablement hypocrites » après leur démenti concernant l’existence de négociations avec Washington. Selon lui, Téhéran aurait demandé l’ouverture de discussions et de nouvelles rencontres seraient déjà programmées.
Samedi soir, Donald Trump avait annoncé avoir suspendu une attaque planifiée contre l’Iran à la demande de l’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis, du Qatar et de Téhéran. Il avait néanmoins averti que la République islamique devait rapidement accepter un accord sur son programme nucléaire.