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Marco Rubio affirme que l’Iran « supplie » Washington de négocier
Le secrétaire d’État américain assure que Téhéran réclame quotidiennement un accord mais refuse d’en respecter les conditions. Les frappes se poursuivront tant que l’Iran ne cédera pas.


Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a affirmé que l’Iran « suppliait chaque jour » les États-Unis d’ouvrir des négociations, tout en estimant que le régime n’était pas encore prêt à conclure un accord durable.
« L’Iran nous supplie, directement et indirectement, de conclure un accord et de discuter », a déclaré Marco Rubio devant des journalistes. « Le problème est que chaque fois que ses dirigeants concluent un accord, ils le violent ou cherchent à le modifier. »
Selon lui, les opérations militaires américaines se poursuivront tant que Téhéran ne changera pas de position. « Ils continueront à en payer le prix. Chaque nuit, ce prix devient de plus en plus lourd », a-t-il prévenu.
Le chef de la diplomatie américaine estime que l’Iran pourrait accepter de négocier « dans quelques jours », lorsqu’il aura compris que la poursuite du conflit ne joue pas en sa faveur. À ce stade, Donald Trump ne verrait toutefois « pas beaucoup d’intérêt » à répondre aux ouvertures iraniennes.
Marco Rubio a également accusé la République islamique d’avoir consacré plusieurs décennies au financement du terrorisme, à la production de missiles et au développement de son programme nucléaire.
Selon lui, Téhéran cherchait à doubler son arsenal afin de devenir « intouchable » et de pouvoir fabriquer une arme nucléaire sans qu’aucun pays n’ose intervenir par crainte de voir ses défenses aériennes submergées.
« Le monde sera plus sûr parce que nous nous sommes attaqués à cette menace », a-t-il affirmé, tout en reconnaissant que la guerre provoquait des perturbations à court terme.
Le secrétaire d’État a cependant estimé qu’une arme nucléaire entre les mains des dirigeants iraniens représenterait un danger bien plus grave que les conséquences actuelles du conflit.
Mercredi soir, Donald Trump avait lui aussi affirmé que l’Iran souhaitait conclure un accord avec Washington mais n’était pas encore prêt à en respecter les termes.
Le président américain a menacé d’intensifier les frappes si Téhéran poursuivait ses attaques contre la navigation internationale dans le détroit d’Ormuz.
Il a annoncé que chaque nouvelle attaque iranienne contre un navire entraînerait la destruction par les États-Unis d’un pont ou d’une centrale électrique en Iran, y compris à proximité de Téhéran.
Donald Trump a par ailleurs affirmé que Washington était en train de « gagner » contre la République islamique et empêcherait définitivement le régime iranien de menacer les États-Unis.