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Rebeca Grynspan bien partie pour devenir la première femme et la première juive à diriger l’ONU
Descendante de réfugiés de la Shoah, l'ancienne vice-présidente du Costa Rica et haute responsable de l'ONU, a de la famille en Israël


La Costaricienne Rebeca Grynspan prend une longueur d'avance dans la course au poste de secrétaire générale de l'ONU. Selon les premiers résultats d'un vote informel organisé au Conseil de sécurité, elle apparaît comme la candidate la mieux placée pour succéder à António Guterres, dont le second mandat s'achèvera le 31 décembre 2026.
Lors de cette première consultation à bulletin secret, destinée à mesurer le niveau de soutien dont bénéficient les sept candidats en lice, Rebeca Grynspan a obtenu dix votes d'encouragement. Elle devance l'ancienne ministre des Affaires étrangères du Guyana, Carolyn Rodrigues-Birkett, créditée de neuf soutiens, tandis que le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique, Rafael Grossi, arrive en troisième position avec sept votes favorables. Selon Reuters, Rebeca Grynspan a également recueilli un vote défavorable.
Cette première étape ne permet toutefois pas de désigner un vainqueur. Plusieurs séries de consultations devraient se succéder jusqu'à l'automne afin de dégager un consensus. Les cinq membres permanents du Conseil de sécurité (les États-Unis, la Russie, la Chine, la France et le Royaume-Uni) disposent d'un droit de veto qui sera déterminant dans la phase finale du processus.
Âgée de 70 ans, ancienne vice-présidente du Costa Rica et haute responsable des Nations unies, Rebeca Grynspan deviendrait, si sa candidature était confirmée, la première femme à diriger l'organisation depuis sa création en 1945. Descendante de réfugiés de la Shoah, elle serait également la première personnalité juive à accéder à cette fonction.
Sa candidature présente toutefois une particularité. Bien qu'entretenant des liens avec plusieurs organisations juives et ayant de la famille en Israël, Rebeca Grynspan fait partie de l'appareil onusien, régulièrement critiqué par Israël qui l’accuse de partialité à son égard. Les services qu'elle dirige ont d'ailleurs publié plusieurs rapports critiques envers l'État hébreu au cours de son mandat.
Le futur secrétaire général héritera d'une organisation confrontée à de nombreux défis : perte d'influence sur la scène internationale, appels croissants à une réforme de son fonctionnement et nécessité de rationaliser une bureaucratie jugée trop lourde. La nomination devra ensuite être validée par l'Assemblée générale des Nations unies, sur recommandation du Conseil de sécurité.