- i24NEWS
- International
- "Si l'Iran referme le détroit d'Ormuz, il n'aura plus de pays", affirme Donald Trump
"Si l'Iran referme le détroit d'Ormuz, il n'aura plus de pays", affirme Donald Trump
Le président américain a fait ces déclarations alors que les négociations américano-iraniennes sur le protocole d'accord se sont ouvertes en Suisse


Les discussions entre les États-Unis et l’Iran se sont ouvertes ce dimanche à Genève, en Suisse, afin de mettre en oeuvre le protocole d'accord signé entre les deux pays.Au programme des négociations : la situation au Liban, les avoirs iraniens gelés à l’étranger et les perspectives d’un accord régional. Les pourparlers réunissent notamment le vice-président américain J.D. Vance, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, ainsi que des représentants du Qatar et du Pakistan.
Au même moment, le président Trump a adopté un ton ferme lors d’un entretien accordé à Fox News. « J’ai parlé à de hauts responsables iraniens et je leur ai dit que si l’Iran ferme le détroit d’Ormuz, il n’aura plus de pays », a-t-il déclaré, affirmant disposer de « plusieurs options » si Téhéran ne s’engage pas sérieusement dans les négociations.
«Nous pouvons devenir les gardiens du détroit et prélever 20 % du pétrole. Nous pourrions même en prendre le contrôle et percevoir nous-mêmes les droits de transit si nécessaire. S'ils ne concluent pas d'accord, nous leur ferons payer cher. », a poursuivi le chef d'Etat.
« Il ne s'agit pas d'un accord avec le régime iranien, mais simplement d'une prolongation du cessez-le-feu », a-t-il indiqué. « En fin de compte, c'est moi qui décide. Si les Iraniens ne respectent pas leurs engagements à la table des négociations, j'ai un délai de 60 jours ; après cela, je ferai ce que je voudrai. »
Pour finir, Trump s'en est également pris au Hezbollah et menacé de frapper l'Iran si ce dernier ne mettait pas fin aux agissements de son proxy. « L'Iran doit immédiatement empêcher son allié libanais de semer le trouble », a-t-il écrit sur Truth Social. « Dans le cas contraire, nous frapperons l'Iran très durement, comme la semaine dernière, mais encore plus fort ! »
De son côté, le président iranien Massoud Pezeshkian a estimé que la position de Washington avait profondément évolué. « Les positions de Trump ont changé à 180 degrés par rapport au passé », a-t-il affirmé, tout en réitérant le refus de l’Iran de renoncer à l’enrichissement de l’uranium. « Nous ne renoncerons pas à ce droit et ils seront contraints de l’accepter », a-t-il ajouté.
Avant l’ouverture des pourparlers en Suisse, J.D. Vance a affirmé avoir reçu pour mission du président Trump de favoriser « une paix régionale durable ». Le vice-président américain a salué les progrès enregistrés ces dernières semaines au Liban, estimant que la situation s’était sensiblement améliorée par rapport aux mois précédents.
Les discussions interviennent toutefois dans un contexte de fortes tensions. Téhéran continue de conditionner toute avancée diplomatique à une cessation des opérations militaires israéliennes au Liban, tandis que les échanges de tirs entre Tsahal et le Hezbollah se poursuivent de part et d’autre de la frontière.
Selon les médias iraniens, les autorités de la République islamique maintiennent par ailleurs la fermeture du détroit d’Ormuz jusqu’à nouvel ordre, faisant de cette question l’un des principaux leviers de négociation dans les discussions en cours.
Malgré les signes d’ouverture affichés par les deux camps, plusieurs points de désaccord demeurent, notamment sur le niveau d’enrichissement de l’uranium autorisé à l’Iran et sur les modalités d’application d’un éventuel accord régional.