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Trump confirme l'existence d'un canal de communication avec les Gardiens de la révolution
Quelques heures après les déclarations de Trump, les Gardiens de la révolution ont démenti l’existence de discussions secrètes avec Washington


Donald Trump a confirmé ce lundi l’existence d’un canal de communication discret avec des responsables des responsables iraniens, alors que les négociations entre Washington et Téhéran restent dans l’impasse après l’expiration du délai de 60 jours prévu par le mémorandum d’entente conclu entre les deux pays.
Dans un entretien accordé à Fox News, Trump a également confirmé que des contacts indirects étaient maintenus avec des représentants du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), l’organisation militaire d’élite du régime iranien. Ces déclarations interviennent après des révélations d’Axios faisant état d’un intermédiaire présumé entre les deux camps : Nechirvan Barzani, président du gouvernement régional du Kurdistan irakien.
Selon trois sources citées par le média américain, Barzani aurait été sollicité pour faciliter les échanges entre Washington et Téhéran. Son profil en ferait un interlocuteur privilégié : il a vécu en Iran durant la guerre Iran-Irak dans les années 1980, a étudié à l’université de Téhéran, parle couramment le persan et entretient depuis longtemps des relations avec plusieurs responsables iraniens.
Malgré l’existence de ces contacts, Donald Trump a affirmé ne pas être pressé de parvenir à un nouvel accord avec Téhéran. « Les Iraniens sont de bons joueurs de poker, mais ils sont en train de mourir », a-t-il déclaré, appelant le régime iranien à hisser « le drapeau blanc de la capitulation ».
Le président américain a également averti qu’il n’avait « aucun calendrier précis » pour les négociations et a réitéré sa volonté de maintenir la pression maximale sur l’Iran. Évoquant le détroit stratégique d’Ormuz, il a menacé Oman d’une intervention militaire si le pays entravait les opérations américaines dans cette zone maritime essentielle au transport mondial d’hydrocarbures : « Nous les bombarderons jusqu’à la moelle », a-t-il affirmé.
Trump a par ailleurs minimisé l’ampleur des frappes américaines déjà menées contre l’Iran, affirmant que les armes utilisées jusqu’à présent n’étaient « que du vent » comparées aux capacités dont disposent encore les États-Unis. Il a toutefois reconnu que certains systèmes militaires avancés avaient été transférés à l’Ukraine sous l’administration Biden.
Quelques heures après les déclarations de Trump, les Gardiens de la révolution ont démenti l’existence de discussions secrètes avec Washington. « Il n’existe aucune conversation en cours entre des responsables du CGRI et les Américains », a déclaré leur porte-parole Hossein Mohebbi à l’agence Tasnim, proche des Gardiens de la révolution.
Selon lui, les propos du président américain relèveraient d’une « illusion » liée à la défaite et au désespoir après le conflit. Le responsable iranien a rappelé que toute négociation relevait du ministère iranien des Affaires étrangères, qui a lui aussi affirmé qu’aucun dialogue n’était actuellement engagé avec Washington en raison des « violations répétées des engagements américains ».
Dans le même temps, un haut responsable iranien cité par Reuters a averti que Téhéran pourrait intensifier les tensions dans le détroit d’Ormuz et dans l’ensemble de la région si la voie diplomatique échouait. Cette déclaration illustre un possible changement de stratégie iranienne, privilégiant désormais une posture offensive plutôt que défensive.