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Violences sexuelles : l’ONU met Israël sur liste noire
L’ONU a ajouté des entités israéliennes à une liste visant les auteurs de violences sexuelles en zones de conflit, provoquant la colère de Jérusalem.


L’ONU a ajouté des entités israéliennes à sa liste noire des parties accusées de violences sexuelles en zones de conflit, une liste qui inclut également le Hamas et d’autres organisations terroristes, selon le Jerusalem Post.
Le Service pénitentiaire israélien doit figurer sur la liste 2026, tandis que d’autres autorités israéliennes seraient placées sous surveillance en vue d’une possible inclusion future.
Cette décision intervient après l’ajout du Hamas à cette même liste en août 2025, à la suite de rapports de la représentante spéciale de l’ONU sur les violences sexuelles en conflit, Pramila Patten. Ces rapports avaient établi qu’il existait des motifs raisonnables de penser que le Hamas avait commis des viols et des violences sexuelles lors des massacres du 7 octobre et contre des otages détenus à Gaza.
Israël affirme avoir pleinement coopéré avec l’ONU, en transmettant des documents, des données et des réponses détaillées aux accusations formulées. Jérusalem dit aussi avoir invité des représentants de l’ONU à se rendre en Israël pour examiner les éléments disponibles.
En réaction, Israël a annoncé le gel de ses relations avec le bureau du secrétaire général de l’ONU, António Guterres, ainsi que l’annulation d’une visite prévue de Pramila Patten en Israël.
L’ambassadeur israélien à l’ONU, Danny Danon, a dénoncé une « honte morale », accusant Guterres de placer Israël sur la même liste que « le Hamas, l’État islamique et les organisations terroristes les plus dépravées du monde ».
Cette décision intervient aussi dans un climat de fortes tensions entre Israël et l’ONU. Jérusalem accuse depuis longtemps l’organisation internationale de partialité, en particulier depuis les massacres du 7 octobre et la guerre contre le Hamas.
Le ministère israélien des Affaires étrangères affirme que cette inscription s’inscrit dans une campagne internationale visant à inverser les rôles entre Israël et le Hamas, alors même que des rapports israéliens et internationaux ont documenté les violences sexuelles commises par le Hamas le 7 octobre et contre des otages.