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Le Royaume-Uni a envisagé de suspendre son accord commercial avec Israël
Le gouvernement britannique a évalué en 2025 les conséquences d’une éventuelle suspension de son accord commercial avec Israël, sans en informer publiquement le Parlement.


Le gouvernement britannique a envisagé de suspendre son accord commercial avec Israël et a réalisé une étude d’impact sur cette possibilité durant l’été 2025, selon des informations révélées par Sky News.
Le ministère britannique du Commerce et des Entreprises a mené cette évaluation en août 2025. Celle-ci portait sur une éventuelle suspension de l’accord de partenariat commercial entre le Royaume-Uni et Israël, signé en 2019 dans le cadre de la sortie britannique de l’Union européenne.
Cet accord, toujours en vigueur, permet notamment aux produits israéliens importés au Royaume-Uni de bénéficier de droits de douane préférentiels.
Selon Sky News, l’étude a été réalisée dans le cadre de la réponse britannique aux actions du gouvernement israélien à Gaza et en Judée-Samarie.
Londres avait déjà suspendu en mai 2025 les négociations portant sur la conclusion d’un nouvel accord de libre-échange avec Israël. Le partenariat commercial existant n’avait toutefois pas été remis en cause publiquement.
En octobre, le ministre britannique du Commerce Chris Bryant avait déclaré devant la Chambre des communes que les exportations vers Israël soutenaient des milliers d’emplois au Royaume-Uni. Dans une réponse écrite, il avait également averti que la fin du régime commercial préférentiel risquait de provoquer d’importantes perturbations pour les entreprises britanniques.
Ni le Parlement ni le public n’avaient été informés de la réalisation de cette étude. Le gouvernement britannique n’en a pas davantage publié les conclusions.
Interrogés au Parlement sur l’avenir de l’accord avec Israël, les ministres n’avaient pas révélé que sa suspension avait été envisagée.
L’existence de cette évaluation n’a été dévoilée qu’après la réponse du ministère à une demande d’accès à l’information déposée par l’organisation britannique Global Justice Now.
Le ministère a néanmoins refusé de préciser l’étendue de l’étude, les dates exactes de son lancement et de son achèvement ainsi que les éventuelles décisions prises à la suite de ses conclusions.