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Ursula von der Leyen durcit le ton contre Israël
Elle a dénoncé vendredi la politique israélienne en Judée-Samarie et a évoqué de nouvelles mesures susceptibles d'être prises par l'Union européenne.


La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a considérablement durci son discours à l'égard d'Israël, dénonçant la politique israélienne en Judée-Samarie et évoquant de nouvelles mesures susceptibles d'être prises par l'Union européenne.
Dans une déclaration publiée vendredi, elle a affirmé que « la poursuite de l'expansion des implantations israéliennes en Cisjordanie est totalement inacceptable », qualifiant également de « détestable » la violence utilisée, selon elle, pour favoriser cette expansion. Ursula von der Leyen a estimé que ces développements compromettent davantage la perspective d'une solution à deux États, qu'elle considère comme « la seule voie viable vers une paix durable ». « La situation continue clairement de se détériorer », a-t-elle ajouté.
La présidente de la Commission a rappelé que Bruxelles étudiait toujours la suspension du volet commercial de l'accord d'association entre l'Union européenne et Israël, une mesure qui pourrait avoir d'importantes conséquences économiques. La décision dépend désormais d'un vote des États membres de l'Union européenne, qui devront l'approuver à la majorité qualifiée.
Elle a également évoqué les discussions en cours sur un éventuel élargissement des sanctions européennes visant des responsables israéliens. Plusieurs États membres souhaitent notamment inscrire le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, sur la liste des personnes sanctionnées. Aucune majorité ne s'est toutefois dégagée jusqu'à présent, la République tchèque continuant de s'opposer à cette initiative malgré les pressions exercées par plusieurs partenaires européens.
Ces déclarations interviennent dans un contexte de tensions au sein même des institutions européennes. Des divergences opposeraient Ursula von der Leyen à la haute représentante de l'Union pour les Affaires étrangères, Kaja Kallas, réputée favorable à une ligne encore plus ferme envers Israël.