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Avant la reprise des négociations, Gideon Saar appelle le Liban à coopérer contre le Hezbollah
Le chef de la diplomatie israélienne a évoqué des désaccords « limités » portant essentiellement sur le tracé de la frontière, estimant qu’ils pouvaient être résolus dans le cadre des négociations.


À la veille de la reprise des discussions entre Israël et le Liban, le ministre des Affaires étrangères Gideon Sa’ar a affirmé ce mercredi qu’aucun différend majeur n’opposait les deux pays, désignant le Hezbollah comme principal obstacle à une normalisation.
S’exprimant lors d’une réception organisée par le président Isaac Herzog en l’honneur du corps diplomatique, le chef de la diplomatie israélienne a évoqué des désaccords « limités » portant essentiellement sur le tracé de la frontière, estimant qu’ils pouvaient être résolus dans le cadre des négociations.
Selon lui, le véritable enjeu réside ailleurs : « Le Hezbollah est un ennemi commun à Israël et au Liban. Il met en péril notre sécurité tout en portant atteinte à la souveraineté libanaise », a-t-il déclaré, appelant Beyrouth à coopérer pour contrer l’influence du mouvement soutenu par l’Iran.
Les pourparlers entre Jérusalem et Beyrouth, relancés après plus de quarante ans d’interruption, doivent reprendre à Washington. Une première réunion s’est tenue la semaine dernière au département d’État américain, en présence de représentants israéliens, libanais et américains, ouvrant la voie à un processus de négociation directe dont les modalités restent à définir.
Gideon Sa’ar a également décrit le Liban comme un « État fragilisé » sous l’influence de Iran via le Hezbollah, exhortant les autorités libanaises à faire preuve de « clarté morale » et de « courage politique » pour avancer vers une solution durable.
De son côté, le président Isaac Herzog a replacé ces discussions dans un contexte régional plus large, marqué par les tensions avec l’Iran. « La guerre contre l’Iran n’est pas une guerre de choix, mais une lutte pour l’avenir », a-t-il affirmé, évoquant des « décisions historiques » susceptibles de redéfinir le Moyen-Orient pour les années à venir.