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Donald Trump veut laisser une chance à la diplomatie avec l’Iran, Netanyahou presse pour des frappes après les élections américaines
Selon le Wall Street Journal, Washington envisage une attaque d’envergure contre l’Iran, mais Donald Trump n’a pas tranché. Les négociations restent dans l’impasse.


Donald Trump penche pour une attaque d’envergure contre l’Iran après les élections américaines de mi-mandat, qui pourrait viser des infrastructures et des sites nucléaires, rapporte le Wall Street Journal. Le président américain n’a toutefois pas encore décidé de lancer cette opération et souhaite laisser une chance aux discussions diplomatiques.
Lors d’un entretien téléphonique samedi avec Benjamin Netanyahou, Donald Trump a indiqué vouloir d’abord permettre aux efforts en cours d’aboutir, selon des personnes informées de la conversation citées par le quotidien américain. Le Premier ministre israélien aurait, de son côté, plaidé pour des frappes immédiatement après le scrutin du 3 novembre.
L’armée israélienne a préparé des plans d’attaque et se trouve en état d’alerte élevé.
Les négociations entre Washington et Téhéran, menées sous médiation qatarie, restent bloquées. Selon les médiateurs, les deux parties ne s’accordent pas sur celle qui doit faire les premières concessions concrètes pour permettre aux discussions de progresser.
Dans le même temps, plusieurs États arabes ont averti l’Iran qu’ils pourraient riposter, individuellement ou collectivement, si Téhéran attaquait leurs infrastructures. Les Émirats arabes unis avaient déjà mené des frappes contre l’Iran au printemps, tandis que les autres pays du Golfe étaient largement restés à l’écart des combats.
Face au risque d’escalade, les préparatifs sécuritaires se multiplient dans la région. Le Qatar et les Émirats arabes unis ont organisé des exercices, notamment dans des aéroports. À Abou Dhabi, des participants à un grand rendez-vous du secteur énergétique ont écourté leur séjour sur les conseils de leurs gouvernements.
Dans la capitale saoudienne, également visée par les Houthis du Yémen soutenus par l’Iran, les cours resteront à distance cette semaine. Les ambassades néerlandaises et belges dans la région ont, pour leur part, averti jeudi que les conditions de sécurité pourraient se dégrader rapidement.
Ces mesures interviennent alors que les discussions se poursuivent sans percée annoncée et qu’une nouvelle opération militaire demeure à l’étude à Washington.