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Iran : des pétroliers contournent le blocus américain pour exporter du carburant vers l'Asie
Malgré le blocus naval imposé par Washington, plusieurs navires auraient réussi à transporter du gaz et du carburant iraniens vers l'Asie, révélant les limites du dispositif américain.


L'Iran parvient toujours à exporter certaines ressources énergétiques malgré le blocus naval imposé par les États-Unis. Depuis la mi-juillet, au moins huit méthaniers transportant du gaz de pétrole liquéfié (GPL) et un navire chargé de carburant aérien auraient réussi à franchir les restrictions américaines.
Les données de suivi maritime analysées par les organismes spécialisés UANI et SynMax révèlent que plusieurs cargaisons ont transité par les eaux proches d'Oman, où des transferts de navire à navire auraient permis de dissimuler leur provenance.
Une partie de ces exportations aurait ensuite été acheminée vers la Malaisie, la Birmanie ou la Chine, malgré les mesures destinées à empêcher Téhéran de commercialiser ses produits énergétiques.
Parmi les navires identifiés, six figureraient déjà sur les listes de sanctions américaines. Les méthodes employées compliquent la surveillance des mouvements maritimes et l'identification des destinataires finaux.
De son côté, la marine américaine affirme maintenir un dispositif de contrôle particulièrement strict. Washington indique avoir contraint 135 navires à faire demi-tour et procédé à plusieurs interceptions depuis l'entrée en vigueur du blocus.
Ces chiffres illustrent l'ampleur des moyens militaires mobilisés pour réduire les revenus énergétiques de la République islamique, tout en soulignant les difficultés à contrôler intégralement les routes commerciales maritimes.
Les exportations pétrolières iraniennes ont considérablement diminué sous l'effet des restrictions. Les données disponibles indiquent que les expéditions de pétrole brut auraient atteint un niveau nul en septembre, une première depuis 2013.
La persistance de certaines exportations de gaz et de carburant pourrait néanmoins permettre à Téhéran de préserver une partie de ses recettes, alors que son économie subit les conséquences des sanctions et des tensions régionales.
Les autorités américaines soulignent toutefois que les données de localisation maritime peuvent être manipulées, ce qui rend difficile la confirmation de chaque violation présumée du blocus.