- i24NEWS
- International
- Moyen-Orient
- Iran : la télévision d’État rompt le silence sur les manifestations
Iran : la télévision d’État rompt le silence sur les manifestations
Il s’agit de la première réaction officielle des autorités après des heures de mobilisation populaire.


La télévision d’État iranienne a rompu vendredi son silence sur les manifestations qui ont éclaté dans la nuit dans plusieurs villes du pays, accusant des « agents terroristes » liés aux États-Unis et à Israël d’avoir provoqué des violences et des incendies. Il s’agit de la première réaction officielle des autorités après des heures de mobilisation populaire.
Dans un bref reportage diffusé lors du journal de 8h00, la télévision publique affirme que les troubles ont entraîné des violences ayant fait des victimes, sans fournir de bilan précis. Le média d’État assure que des voitures privées, des motos ainsi que des infrastructures publiques, notamment le métro, des bus et des camions de pompiers, ont été incendiés.
Les manifestations ont notamment rassemblé des milliers de personnes à Téhéran, selon des images circulant sur les réseaux sociaux avant leur restriction. Les autorités ont en effet procédé à une coupure d’internet et des communications internationales, rendant difficile toute vérification indépendante de la situation à l’intérieur du pays.
Selon plusieurs sources extérieures à l’Iran, le mouvement aurait été déclenché par un appel lancé depuis l’étranger par le fils de l’ancien chah, figure emblématique de l’opposition en exil. Cet appel aurait contribué à une mobilisation massive dès jeudi soir, à partir de 20h00 heure locale.
La version avancée par les médias officiels s’inscrit dans un discours récurrent des autorités iraniennes, qui attribuent régulièrement les mouvements de contestation à des ingérences étrangères, en particulier des États-Unis et d’Israël.
Ces événements surviennent dans un climat social et économique tendu, marqué par une défiance persistante envers le pouvoir. Malgré les restrictions imposées, les images et témoignages diffusés avant les coupures laissent entrevoir une contestation d’ampleur, susceptible de mettre à l’épreuve la capacité du régime à contenir la colère populaire.