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Iran : Donald Trump préparerait une offensive dès le 4 novembre, le Qatar tente d'éviter la guerre
Entre préparatifs militaires et espoirs de compromis diplomatique, Donald Trump entretient le suspense.


Le compte à rebours est lancé au Moyen-Orient. Selon le média américain MS NOW, cité samedi par la télévision publique israélienne Kan, l'administration Trump aurait prévenu plusieurs alliés du Golfe de se préparer à une campagne de frappes brève mais intense contre l'Iran, susceptible de débuter dès le 4 novembre.
Washington n'a toutefois confirmé aucun calendrier opérationnel. Les monarchies du Golfe redoutent, elles, des représailles iraniennes contre leurs territoires et une nouvelle perturbation du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz, passage stratégique pour les exportations mondiales de pétrole.
Les États-Unis renforcent parallèlement leur dispositif militaire régional. Un troisième groupe aéronaval, conduit par le porte-avions USS Theodore Roosevelt, doit notamment rejoindre la région fin novembre.
Une percée diplomatique de dernière minute ?
La diplomatie s'accélère à Doha et à Téhéran. Selon Axios, des médiateurs qataris ont mené vendredi plus de douze heures de discussions avec les autorités iraniennes pour relancer les négociations directes avec Washington. Des sources proches des pourparlers évoquent des avancées. Un projet d'accord prévoirait des concessions réciproques sur le programme nucléaire iranien, les sanctions américaines et la réouverture du détroit d'Ormuz.
Washington divisé, Benjamin Netanyahou favorable aux frappes
Au sein de l'administration américaine, deux approches s'affrontent. Selon les informations rapportées par Kan, JD Vance, Steve Witkoff et Jared Kushner privilégient la poursuite des discussions, tandis que Marco Rubio et Pete Hegseth se montrent sceptiques.
Benjamin Netanyahou plaiderait, de son côté, pour une offensive conjointe après les élections américaines.
L'enjeu dépasse désormais le seul dossier nucléaire : une nouvelle campagne militaire pourrait entraîner Israël et les États du Golfe dans une escalade régionale majeure.
Pour Donald Trump, le choix reste entier : obtenir des concessions par la pression militaire ou donner une dernière chance à la diplomatie.