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Islamabad annonce des « progrès significatifs » dans ses discussions avec l’Iran
Les échanges ont porté sur le conflit avec les États-Unis et Israël, la réouverture du détroit d’Ormuz et les perspectives d’un règlement négocié.


Le Pakistan affirme que des « progrès significatifs » ont été réalisés lors de discussions menées à Téhéran avec les dirigeants iraniens sur les tensions régionales et les moyens de parvenir à un règlement.
Le ministre pakistanais de l’Intérieur, Mohsin Naqvi, accompagnait le chef de l’armée, le maréchal Asim Munir, lors d’une rencontre avec le président iranien Massoud Pezeshkian.
« Nous avons eu une rencontre très positive et productive avec le président iranien », a déclaré Mohsin Naqvi.
Les échanges ont porté sur le conflit opposant l’Iran aux États-Unis et à Israël, la situation au Moyen-Orient ainsi que les mesures que les différentes parties pourraient adopter pour rétablir le mémorandum d’entente d’Islamabad.
Selon le responsable pakistanais, Massoud Pezeshkian a exposé « avec franchise » la position et les préoccupations de son gouvernement.
« Des progrès significatifs ont été accomplis et la réunion s’est achevée sur une note très positive. Nous espérons que cette dynamique ouvrira la voie à de nouvelles avancées et à une paix durable dans la région », a ajouté Mohsin Naqvi.
L’armée pakistanaise a précisé que les discussions avaient également abordé la prévention d’une nouvelle escalade, la réouverture du détroit d’Ormuz et l’accélération des efforts en faveur d’un règlement négocié.
Selon Reuters, Asim Munir s’était entretenu avec le président américain Donald Trump avant son déplacement à Téhéran.
Cette médiation intervient alors que les États-Unis ont lancé l’opération « Economic Outcast », destinée à isoler financièrement l’Iran et à tarir les revenus du régime.
Les mesures américaines visent notamment les secteurs pétrolier, bancaire, maritime, aérien et technologique ainsi que les actifs numériques et le commerce de l’or. Washington menace également de sanctions secondaires les pays, entreprises et institutions financières qui continueraient à faciliter les activités économiques iraniennes.
Le ministre iranien de l’Économie, Ali Madanizadeh, a assuré que Téhéran s’était préparé à cette pression et disposait d’un plan de deux ans pour y faire face.
Parallèlement, le secrétaire américain à la Défense Pete Hegseth a affirmé que Washington n’excluait pas de nouvelles frappes militaires contre l’Iran, notamment dans la région du détroit d’Ormuz.