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L’alliance militaire de La Mecque pourrait s’élargir
Six à sept pays musulmans envisageraient de rejoindre ce pacte de défense collective, présenté par Ankara comme complémentaire à l’OTAN.


De hauts responsables turcs, saoudiens et pakistanais se sont réunis lundi à Istanbul pour la première réunion de l’Accord de défense conjoint de La Mecque, signé le 7 août par les dirigeants des trois pays.
Le ministre pakistanais des Affaires étrangères, Ishaq Dar, a affirmé que six à sept pays à majorité musulmane avaient manifesté leur intérêt pour rejoindre cette alliance. Il n’a pas précisé lesquels, mais a indiqué qu’un cadre facilitant de nouvelles adhésions était en préparation.
Le Bangladesh a récemment signalé son ouverture à une éventuelle adhésion. L’Égypte pourrait également être invitée à rejoindre le pacte, selon le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan.
L’accord prévoit qu’une attaque armée contre l’un des trois États sera considérée comme une attaque contre l’ensemble des signataires, sur un principe comparable à celui de l’article 5 de l’OTAN.
À l’issue de la réunion, Hakan Fidan a présenté cette alliance comme un dispositif complémentaire à l’OTAN et non comme une structure concurrente.
« L’Alliance de La Mecque constitue une étape historique fondée sur le principe de défense et complémentaire à l’OTAN », a-t-il déclaré. Ankara travaille désormais à l’élaboration d’une feuille de route permettant à d’autres pays de rejoindre le pacte.
Cette alliance réunit trois puissances sunnites alliées des États-Unis : la Turquie, qui possède la deuxième armée de l’OTAN, le Pakistan, doté de l’arme nucléaire, et l’Arabie saoudite, premier exportateur mondial de pétrole.
Lors de son intervention, le ministre turc des Affaires étrangères s’en est également pris au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, qu’il a accusé de prolonger les conflits régionaux et de représenter « une menace majeure pour toute la région et la communauté internationale ».
Hakan Fidan a qualifié Benjamin Netanyahou de « criminel » et l’a accusé de vouloir poursuivre une politique « génocidaire et occupante ». Ces propos, particulièrement virulents, n’étaient accompagnés d’aucun nouvel élément factuel.
Selon Ankara, l’Accord de La Mecque reste ouvert à de nouveaux membres et n’a pas vocation à remplacer les alliances existantes. Le président américain Donald Trump a salué sa signature, la qualifiant de première étape permettant aux pays concernés d’assurer leur propre défense.