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Le chef d’état-major israélien ne voit "aucune nécessité de frapper" l'Iran avant les élections du 27 octobre
Benjamin Netanyahou est accusé par certains de ses adversaires politiques de vouloir relancer la guerre afin d’influencer, voire de retarder, le scrutin du 27 octobre.


À quatre jours des élections législatives israéliennes, le chef d’état-major de Tsahal, Eyal Zamir, estime qu’aucune nécessité opérationnelle ne justifie actuellement une nouvelle frappe contre l’Iran : « Nous ne voyons aucun signe indiquant la nécessité de frapper l’Iran avant les élections. Si nous estimons qu’une frappe est nécessaire, nous la mènerons. »
Une position révélée jeudi 22 octobre par la chaîne israélienne Channel 13, alors que les tensions militaires s’intensifient dans le Golfe et que Washington et Jérusalem envisageraient de nouvelles opérations contre Téhéran.
Benjamin Netanyahou est accusé par certains de ses adversaires politiques de vouloir relancer la guerre afin d’influencer, voire de retarder, le scrutin du 27 octobre. Le Premier ministre rejette ces accusations. Son principal rival, Gadi Eisenkot, président du parti Yashar et ancien chef d’état-major, a lui aussi affirmé jeudi qu’aucune menace iranienne directe et immédiate ne nécessitait une guerre avant les élections.
Selon des informations publiées par le New York Times mercredi, les États-Unis et Israël auraient élaboré des plans en vue de nouvelles frappes contre l’Iran après les élections américaines de mi-mandat du 3 novembre. Parmi les cibles envisagées figureraient des installations nucléaires iraniennes, des infrastructures énergétiques ainsi que des arsenaux de missiles et de drones.
Mais Benjamin Netanyahou a démenti les informations selon lesquelles Donald Trump aurait empêché une opération israélienne avant les élections israéliennes. Le président américain avait, de son côté, annoncé le 9 octobre que les États-Unis ne frapperaient pas l’Iran avant les élections américaines.