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"Le Liban n'acceptera aucun accord qui n'inclut pas le retrait d'Israël", déclare le président Aoun
Le cinquième cycle de négociations entre Israël et le Liban a débuté à Washington


À l’ouverture du cinquième cycle de négociations entre Israël et le Liban à Washington, le président libanais Joseph Aoun a réaffirmé ce mardi les exigences de Beyrouth, affirmant que son pays n’accepterait aucun accord qui ne conduirait pas à un retrait israélien du territoire libanais.
S’exprimant lors d’une réunion à laquelle participait également le commandant de l’armée libanaise, Rodolphe Haykal, le chef de l’État a présenté les négociations comme le seul moyen de parvenir aux objectifs nationaux du Liban. Selon lui, les discussions engagées ces derniers mois ont confirmé la pertinence de cette approche et pourraient entrer dans une phase décisive dans les prochains jours.
« Nous espérons que ce nouveau cycle permettra de restaurer pleinement la souveraineté du Liban sur l’ensemble de son territoire et de renforcer l’autorité de l’État », a déclaré Joseph Aoun.
Ces déclarations interviennent alors que les tensions restent vives dans le sud du Liban. Des médias libanais ont fait état de plusieurs frappes attribuées à Israël au cours des dernières vingt-quatre heures. Selon ces informations, un véhicule aurait été visé par un drone près du village de Yater, tandis qu’une autre frappe à Nabatiyeh al-Fawqa aurait fait deux morts. Ces informations n’ont pas été confirmées par Israël.
Parallèlement, la chaîne libanaise Al-Jadeed a affirmé que les pourparlers entre Jérusalem et Beyrouth pourraient également aborder la question du retour de la dépouille du navigateur israélien disparu Ron Arad, dans le cadre d’un éventuel échange avec des détenus libanais. Cette information n’a pour l’heure été corroborée par aucune autre source.
Le dossier libanais a également été évoqué dans les échanges entre le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, et le vice-président américain J.D. Vance. Dans une lettre adressée au dirigeant chrétien, Vance a réaffirmé que Washington considère Joseph Aoun et le gouvernement libanais comme les seules autorités légitimes du pays et entend poursuivre son soutien aux institutions de l’État libanais afin de renforcer leur souveraineté.