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Responsable saoudien : "Nous voulons la paix, mais Netanyahou n'est pas prêt"
"De notre point de vue, Netanyahou ne cherche qu'à créer des problèmes. Il ne veut pas la paix, mais l'escalade"


L'Arabie saoudite exclut toute perspective de normalisation avec Israël tant que Benjamin Netanyahou restera au pouvoir avec sa coalition actuelle. C'est ce qu'a indiqué jeudi à Kan un responsable proche des positions du royaume, alors que Riyad n'a pas encore officiellement réagi aux résultats des élections législatives israéliennes. "L'Arabie saoudite veut la paix, veut négocier et souhaite régler la question israélo-palestinienne sur la base de la solution à deux États. Mais Netanyahou n'est pas dans cette logique", a-t-il déclaré.
Selon ce responsable, le problème ne réside pas dans la personne du Premier ministre israélien, mais dans sa politique, jugée incompatible avec une avancée des relations entre les deux pays. "De notre point de vue, Netanyahou ne cherche qu'à créer des problèmes. Il ne veut pas la paix, mais l'escalade", a-t-il affirmé. Il a toutefois précisé que l'Arabie saoudite n'avait aucune préférence concernant l'identité du prochain chef du gouvernement israélien, considérant qu'il s'agissait d'une affaire intérieure à Israël.
Riyad entend néanmoins maintenir un lien étroit entre toute normalisation et le règlement de la question palestinienne, plutôt que de privilégier d'autres dossiers régionaux, comme une éventuelle coopération israélienne contre les Houthis au Yémen. "Ce qui compte pour nous, c'est que le prochain Premier ministre, quel qu'il soit, souhaite négocier et résoudre les problèmes qui perdurent depuis 70 ans", a insisté le responsable saoudien.
Ces déclarations interviennent après que plusieurs pays arabes, au premier rang desquels l'Arabie saoudite, auraient œuvré au rapprochement des partis arabes israéliens avant les élections, dans le but de favoriser la défaite de Benjamin Netanyahou. Selon ces informations, Riyad aurait notamment engagé des discussions avec plusieurs États de la région, avec l'appui de la Jordanie et de l'Autorité palestinienne, pour encourager la reconstitution d'une liste arabe unifiée.
Les autorités saoudiennes estimaient qu'une telle alliance électorale pourrait peser sur la composition du prochain gouvernement israélien et favoriser l'émergence d'une coalition jugée plus pragmatique, notamment sur la question palestinienne et les tensions avec l'Iran.