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Téhéran interdit le retour en Iran de deux employés de l’ambassade de France
Paris assume de son côté leur mission auprès des étudiants, des artistes et de la société civile iranienne, sur fond de nouvelles tensions diplomatiques avec la République islamique.


L’Iran a annoncé lundi que deux employés de l’ambassade de France ne seraient pas autorisés à revenir sur son territoire, après un différend diplomatique survenu le mois dernier entre Paris et Téhéran. Les autorités iraniennes les accusent d’avoir enfreint les règles encadrant les activités des missions diplomatiques.
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, affirme que les deux employés ont mené des activités de soutien à la société civile iranienne, en violation de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques. « Insister sur le fait que ces personnes étaient engagées dans des activités liées au soutien à la société civile constitue en soi un aveu de violation de la Convention de Vienne », a-t-il déclaré lors de sa conférence de presse hebdomadaire, sans fournir davantage de précisions.
Téhéran se montre depuis longtemps particulièrement hostile à ce qu’il considère comme des ingérences occidentales dans ses affaires intérieures, notamment lorsque celles-ci concernent des militants, des étudiants ou des acteurs de la société civile.
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, avait défendu le mois dernier la mission des deux employés. Sur France Inter, il avait expliqué que leur travail consistait à « développer des programmes de soutien à la société civile iranienne, aux étudiants et aux artistes ».
Le chef de la diplomatie française avait également revendiqué l’engagement de Paris dans ce domaine, affirmant que la France figurait parmi les pays qui soutiennent le plus activement la société civile iranienne et qu’elle en avait « payé le prix ».
La décision iranienne confirme ainsi la persistance des tensions diplomatiques entre Paris et Téhéran autour des activités françaises en Iran.