Les deux diplomates français agressés en Iran rapatriés à Paris
Jean-Noël Barrot a annoncé que les deux diplomates français arrêtés et agressés en Iran avaient été rapatriés mercredi. Ils poursuivront leur mission depuis Paris.


Les deux diplomates français arrêtés et agressés par les autorités iraniennes sont rentrés à Paris mercredi 22 juillet, a annoncé jeudi le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot sur France Inter.
« Ils sont entourés de tout le soutien nécessaire après cette agression extrêmement grave et préméditée dont ils ont été victimes », a déclaré le ministre. « Ils continueront d’exercer leur mission jusqu’à son terme, mais depuis Paris. C’est leur souhait. Ils sont sous le choc », a-t-il ajouté.
Les deux agents étaient chargés de développer des programmes de soutien à la société civile iranienne. Selon Jean-Noël Barrot, ils ont été « brutalement » arrêtés alors qu’il n’y avait « rien à leur reprocher ».
Leur détention a duré près de quatre heures, durant lesquelles ils ont été privés de leurs moyens de communication. L’un d’entre eux aurait été « molesté, brutalisé et frappé » par les autorités iraniennes.
« S’en prendre à des diplomates est absolument interdit et condamnable », a dénoncé Jean-Noël Barrot. Selon lui, le régime iranien tente par cette agression de décourager la France de soutenir la population et la société civile iraniennes.
Le ministre a assuré que Paris poursuivrait son action et que cette agression « illégale et inqualifiable » ne resterait pas sans conséquence. La France étudie actuellement « toutes les options » pour y répondre.
Interrogé sur l’escalade entre l’Iran et les États-Unis, Jean-Noël Barrot a également rappelé que les forces françaises étaient prêtes à déployer des capacités dans le détroit d’Ormuz dès que la situation le permettrait.
Cette éventuelle intervention viserait à mener des opérations de déminage et à contribuer à la sécurisation de la navigation commerciale dans cette voie maritime stratégique.