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Dans l’ombre de la guerre : les officières du renseignement qui ont ouvert la route de Téhéran
L’objectif, expliquent-elles, était de réduire au maximum les menaces tout en conservant l’effet de surprise, une stratégie qui, selon elles, a pris les forces iraniennes de court


Derrière les frappes aériennes menées contre les systèmes de défense iraniens se cache un long travail de renseignement mené par des officiers de l’armée israélienne. Deux officières du renseignement de l’armée de l’air israélienne interrogées par la chaîne en hébreu d'i24NEWS ont levé le voile sur les préparatifs de l’opération "Rugissement du lion", qui a permis de neutraliser des systèmes de défense aérienne et d’ouvrir la voie aux avions de chasse israéliens au-dessus de l’Iran.
Pour ces analystes, la capitale iranienne, Téhéran, n’est pas un objectif lointain mais un terrain étudié en détail. L’une d’elles compare le dispositif défensif iranien à "un oignon" : pour atteindre le cœur de la cible, il a fallu neutraliser successivement les batteries de missiles, les réseaux radar et les multiples couches de défense aérienne. L’objectif, expliquent-elles, était de réduire au maximum les menaces tout en conservant l’effet de surprise, une stratégie qui, selon elles, a pris les forces iraniennes de court.
Le succès de l’opération n’a pas reposé uniquement sur la technologie mais aussi sur une véritable "guerre des cerveaux". Pendant plusieurs semaines, les équipes de renseignement ont analysé les réactions possibles de l’ennemi et tenté d’anticiper chacune de ses réponses. "Nous devons toujours partir du principe que nous ne savons pas tout", explique l’une des officières, soulignant que l’adversaire apprend et s’adapte en permanence.
Pour ces militaires, l’engagement a également eu un coût personnel. L’une d’elles raconte avoir été appelée en urgence un vendredi soir, en plein repas familial, sans pouvoir révéler à ses proches la nature de sa mission. "Le plus difficile est de participer à un événement historique tout en gardant le silence", confie-t-elle, évoquant l’obligation de maintenir le secret même face à ses amis et à sa famille.
Malgré l’impact des frappes et les éloges sur leur précision, les officières assurent que la mission est loin d’être terminée. Selon elles, de nombreuses capacités militaires iraniennes restent à analyser et à neutraliser. "Il reste encore beaucoup de couches à enlever", résument-elles, affirmant que les équipes de renseignement poursuivent leur travail pour maintenir l’avantage stratégique.