Benjamin Netanyahou à Yom HaZikaron : "L’Iran préparait une nouvelle Shoah, nous l’avons empêchée"
Le Premier ministre israélien a affirmé que sans l’action israélienne, les noms de Natanz, Fordo ou Ispahan auraient pu rejoindre ceux d’Auschwitz ou Treblinka


Lors de la cérémonie nationale de Yom HaZikaron au Mont Herzl, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a mêlé hommage aux soldats tombés, souvenirs personnels et message de fermeté stratégique. Devant les familles endeuillées et les principales autorités du pays, il a affirmé que l’État d’Israël restait engagé dans une lutte historique pour son existence, tout en assurant que la menace iranienne avait été neutralisée.
Évoquant la mémoire de son frère Yonatan Netanyahou, tué lors de l’opération d’Entebbe en 1976, le chef du gouvernement a livré un passage très personnel. "Le temps passe, mais la douleur ne passe jamais", a-t-il déclaré, racontant le moment où il apprit la mort de son frère alors qu’il étudiait aux États-Unis. "Depuis cinquante ans, il n’y a pas un jour où je ne pense pas à toi, Yoni", a-t-il ajouté, soulignant que toutes les familles endeuillées partagent ce vide permanent.
Benjamin Netanyahou a toutefois insisté sur ce qu’il a appelé la "famille de l’héroïsme", affirmant que les proches des disparus ne se souviennent pas seulement de la manière dont leurs enfants sont morts, mais surtout de la façon dont ils ont vécu et des valeurs pour lesquelles ils ont combattu. Il a cité plusieurs familles de soldats tombés à Gaza, au Liban et sur le front sud depuis le 7 octobre, mettant en avant le courage, le don de soi et l’unité nationale.
Le Premier ministre a ensuite consacré une large part de son discours à l’Iran. Selon lui, "le régime des ayatollahs préparait une nouvelle Shoah", en projetant de détruire Israël par l’arme nucléaire et des milliers de missiles balistiques. Il a affirmé que sans l’action israélienne, les noms de Natanz, Fordo ou Ispahan auraient pu rejoindre ceux d’Auschwitz ou Treblinka. "Mais cela n’est pas arrivé, car avec notre grande alliée les États-Unis, nous avons brisé à temps la machine d’extermination du régime iranien", a-t-il déclaré. "Nous avons éloigné de nous une menace existentielle immédiate."
Netanyahou a également salué l’engagement commun de soldats juifs, druzes, chrétiens, musulmans, bédouins et circassiens, estimant que la défense du pays repose sur une mobilisation partagée. Il a présenté la guerre actuelle comme une lutte sur "sept fronts" née du traumatisme du 7 octobre, mais ayant révélé la force morale de la jeune génération israélienne.
Enfin, il a rendu hommage aux blessés de guerre, citant notamment Ari Spitz, amputé de deux jambes et d’un bras, qui doit allumer l’une des torches de la fête de l’Indépendance. "Du gouffre jusqu’au sommet, telle est l’essence du merveilleux peuple d’Israël", a conclu le Premier ministre, avant de saluer la mémoire des soldats tombés pour le pays.