Benjamin Netanyahou revendique une liberté d’action au Liban pour contrer les menaces
« Nous attaquons comme nous le faisons actuellement, dans la zone de sécurité, au nord de cette zone et au-delà du fleuve Litani », a-t-il déclaré.


Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a affirmé lundi que l’armée dispose d’une « liberté d’action » totale pour contrer les menaces au Liban, lors d’une intervention devant l’état-major de Tsahal. S’exprimant à l’occasion d’une conférence réunissant les hauts commandants, il a détaillé les objectifs militaires encore en cours face au Hezbollah, tout en saluant les « réalisations considérables » obtenues depuis le début de la guerre.
Le chef du gouvernement israélien a notamment évoqué « l’élimination du dispositif de roquettes qui menaçait l’ensemble du pays » et la mise en place d’une zone de sécurité au nord d’Israël, destinée à empêcher toute tentative d’infiltration. « Nous attaquons comme nous le faisons actuellement, dans la zone de sécurité, au nord de cette zone et au-delà du fleuve Litani », a-t-il déclaré, soulignant la continuité des opérations militaires.
Benjamin Netanyahou a précisé que cette liberté d’action s’inscrivait dans le cadre d’un accord conclu avec les États-Unis et le gouvernement libanais, visant à neutraliser à la fois les menaces immédiates et celles en émergence. Il a toutefois reconnu que la tâche restait inachevée. « Je ne me fais aucune illusion : le travail n’est pas terminé », a-t-il insisté.
Selon lui, deux menaces majeures persistent : les roquettes de type 122 mm et les drones, largement utilisés par le Hezbollah ces derniers mois. Pour y répondre, Israël mise sur une combinaison d’actions opérationnelles et d’innovations technologiques. « Nous déployons un effort technologique considérable pour résoudre ces problèmes », a-t-il assuré.
Le Premier ministre estime que la neutralisation de ces capacités constituerait une étape décisive vers le désarmement du Hezbollah, dont il affirme qu’il ne disposerait plus que d’environ 10 % de son arsenal initial. Malgré cela, ces capacités continuent de peser sur la sécurité des habitants du nord, dont il a salué « la résilience ».
Concluant son intervention, Benjamin Netanyahou a fixé un cap clair à l’armée : « résoudre ces deux problèmes » afin de permettre, à terme, une évolution sur le plan politique.