Betsalel Smotrich : Israël n’a « aucun intérêt » à entrer maintenant en guerre contre l’Iran
Selon lui, l’objectif à long terme doit rester l’affaiblissement du régime iranien jusqu’à sa chute.


Le ministre israélien des Finances, Betsalel Smotrich, a estimé mardi qu’Israël ne devait pas rejoindre à ce stade la campagne militaire contre l’Iran, jugeant la confrontation limitée entre Washington et Téhéran favorable aux intérêts israéliens.
S’exprimant lors de la conférence Katif, Betsalel Smotrich a affirmé que la situation actuelle était, du point de vue d’Israël, « la plus juste et la meilleure ».
Le ministre a plaidé en priorité pour une pression économique accrue sur Téhéran. « Nous devons l’écraser économiquement », a-t-il déclaré, estimant que le rétablissement du blocus par l’administration Trump contribuait à cet objectif.
Betsalel Smotrich a néanmoins assuré qu’Israël restait prêt à tous les scénarios. « Tsahal est prête, et si les Iraniens commettent l’erreur de tirer sur nous, ils le regretteront et feront face à une réponse très forte, déterminée et puissante », a-t-il averti.
Il a ajouté que le lancement d’une opération aérienne contre l’Iran ne dépendait désormais que d’une décision du pouvoir politique, affirmant que l’armée de l’air israélienne disposait d’une pleine liberté d’action et de capacités de frappe importantes dans le ciel iranien.
Le ministre a également avancé plusieurs chiffres sur la situation économique de l’Iran, évoquant une inflation de 85 %, une hausse des prix alimentaires supérieure à 134 % en quatre mois et un taux de change de 1,9 million de rials pour un dollar. Ces données n’ont pas été vérifiées de manière indépendante.
« La situation actuelle est bonne pour nous et nous n’avons aucun intérêt à nous y précipiter », a-t-il conclu.
Betsalel Smotrich a par ailleurs défendu le chef d’état-major Eyal Zamir face aux critiques récentes, remerciant les commandants, les soldats, les pilotes et les membres des services de renseignement.