Betsalel Smotrich veut créer 40 nouvelles localités juives dans le Néguev et en Galilée
Le ministre entend également supprimer des projets qui, selon lui, créeraient une continuité territoriale entre des localités arabes en Galilée


À deux mois des élections législatives en Israël, le ministre des Finances et président du parti Sionisme religieux, Betsalel Smotrich, a présenté jeudi un nouveau plan destiné à renforcer la présence juive dans le Néguev et en Galilée, tout en luttant contre la criminalité et les armes illégales au sein de la société arabe. Le programme repose sur trois axes : "la terre, la population et la sécurité".
Sur le volet territorial, Betsalel Smotrich souhaite accélérer considérablement la création de nouvelles localités. Son plan prévoit une législation permettant, selon lui, d'installer des habitants sur certains sites en six mois à un an, contre des procédures pouvant actuellement durer jusqu'à vingt ans. L'objectif affiché est de créer 40 nouvelles localités, dont 20 dans le Néguev et 20 en Galilée.
Le ministre entend également supprimer des projets qui, selon lui, créeraient une continuité territoriale entre des localités arabes en Galilée.
Le deuxième axe prévoit des mesures incitatives destinées notamment aux nouveaux immigrants, en particulier ceux venant d'Amérique du Nord, ainsi qu'aux réservistes, afin de les encourager à s'installer dans ces nouvelles localités. Des accords globaux de développement sont également prévus pour favoriser la construction de logements et la création d'emplois.
Sur le plan sécuritaire, Betsalel Smotrich veut durcir la lutte contre les armes illégales et la criminalité dans la société arabe du Néguev. Interrogé par i24NEWS, il a affirmé que le Shin Bet allait participer à la lutte contre les armes illégales. "Cette semaine, j'ai participé à une réunion, il y avait une question budgétaire. Cela va se faire. Ils commencent déjà à intervenir et ont reçu un budget ces dernières semaines", a-t-il déclaré.
Le plan propose par ailleurs d'assimiler la détention d'armes illégales à une infraction terroriste, avec des peines pouvant atteindre dix ans de prison pour leur possession et vingt ans pour leur trafic. Une autre mesure viserait à exclure des appels d'offres publics les personnes impliquées dans des activités d'extorsion, afin de frapper les organisations criminelles sur le plan économique.