Deux frères accusés de contacts avec l’Iran en se faisant passer pour un soldat de l’unité 8200
Les deux accusés ont transmis de fausses informations "sensibles" à l'Iran, fabriquées à l’aide d’outils d’intelligence artificielle


Deux frères originaires de la région de Jérusalem ont été inculpés pour avoir entretenu des contacts avec des services de renseignement iraniens en se faisant passer pour un soldat de l’unité d’élite 8200. Selon l’acte d’accusation, rendu public récemment, les deux hommes auraient transmis via Telegram de prétendues informations sensibles à un agent iranien, en échange de plus de 100 000 shekels. Les documents et renseignements fournis auraient été en grande partie fabriqués à l’aide d’outils d’intelligence artificielle.
L’un des accusés, considéré comme le principal protagoniste, aurait utilisé l’identité usurpée d’un jeune homme dont il avait récupéré les données personnelles sur les réseaux sociaux pour crédibiliser son profil. Il aurait notamment affirmé qu’une attaque israélienne contre l’Iran était imminente, et évoqué des décisions militaires supposément prises au plus haut niveau. Il aurait également tenté de convaincre son interlocuteur que l’État d’Israël était impliqué dans la mort du président iranien Ebrahim Raïssi en 2024, allant jusqu’à produire un faux document présenté comme émanant de l’unité 8200.
Les deux frères auraient par ailleurs élaboré de faux scénarios impliquant un citoyen iranien prétendument lié à des opérations d’élimination ciblée de responsables militaires, toujours à l’aide d’outils d’intelligence artificielle. Ces informations auraient contribué à induire en erreur leur contact iranien, qui aurait indiqué par la suite que la personne visée avait été arrêtée avant d’être blanchie.
Le principal accusé est poursuivi pour contact avec un agent étranger, transmission d’informations à l’ennemi et usurpation d’identité, tandis que son frère est inculpé pour transmission d’informations à l’ennemi. Leur identité reste sous embargo. Leur avocat affirme que ses clients n’avaient aucune intention de nuire à Israël, mais cherchaient au contraire à tromper l’Iran et à lui soutirer de l’argent, estimant que leur action relevait davantage d’une initiative patriotique que d’une infraction pénale.