Israël soupçonne la fuite d'informations confidentielles sur la plateforme de paris Polymarket
En juin, un utilisateur a prédit avec exactitude une frappe israélienne en Iran un vendredi, une attaque avant fin juin, l'annonce de la fin des opérations avant juillet et une offensive avant juillet


Les services de sécurité israéliens enquêtent actuellement sur un cas troublant de possibles fuites d'informations sensibles. Selon des révélations diffusées jeudi soir par la chaîne Kan, Tsahal et le Shin Bet examinent l'hypothèse qu'une personne ayant accès à des renseignements classifiés aurait utilisé ces informations sur Polymarket, une plateforme permettant de parier sur des événements futurs.
Bien que des discussions aient eu lieu entre les services de renseignement militaire et le Shin Bet, aucune enquête officielle n'a été ouverte pour le moment.
En juin 2025, un utilisateur anonyme a réalisé une série de paris particulièrement lucratifs concernant l'opération militaire israélienne "Réveil du Lion" contre l'Iran. Investissant plusieurs dizaines de milliers de dollars, cet individu a prédit avec une exactitude remarquable quatre événements : une frappe israélienne en Iran un vendredi, une attaque avant la fin juin 2025, l'annonce de la fin des opérations avant juillet et une offensive lancée avant juillet.
La précision phénoménale de ces prédictions a immédiatement éveillé les soupçons des autorités de sécurité.
Ce cas israélien fait écho à une affaire récente qui a secoué les services américains début janvier. Un utilisateur de Polymarket a empoché près d'un demi-million de dollars en pariant sur la destitution du président vénézuélien Nicolás Maduro en janvier, quelques heures seulement avant l'opération clandestine américaine à Caracas.
Le compte en question n'avait été créé qu'un mois avant l'opération. Son propriétaire a investi environ 32 500 dollars répartis sur quatre paris liés au sort du Venezuela, générant un profit total de 436 000 dollars. Détail troublant : les cotes enregistrées sur la plateforme concernant la destitution du président ont bondi le samedi, quelques heures avant l'intervention, soulevant de sérieuses questions sur un possible délit d'initié.