La Cour suprême examine à nouveau l’élection du contrôleur de l’État
Au cœur du dossier : de possibles violations du secret du vote lors du scrutin à la Knesset.


La Cour suprême d’Israël a entamé dimanche une deuxième audience consacrée aux recours demandant l’annulation de l’élection de Michael Rabello au poste de contrôleur de l’État.
Ancien avocat et proche négociateur de longue date du Premier ministre Benjamin Netanyahou, Michael Rabello a été élu par la Knesset lors d’un scrutin. Plusieurs députés du Likoud auraient montré leur bulletin de vote avant de le déposer dans l’urne ou se seraient filmés en train de voter, apparemment à la demande de responsables du parti.
Les requérants estiment que ces pratiques violent l’exigence inscrite dans la Loi fondamentale sur le contrôleur de l’État, qui impose un vote à bulletin secret afin de garantir l’indépendance politique de cette fonction.
Dans sa réponse à la Cour, la conseillère juridique de la Knesset, Sagit Afik, a indiqué qu’il n’existait pas de preuve formelle démontrant que des responsables du Likoud avaient ordonné aux députés d’enregistrer leur vote. Elle a toutefois reconnu qu’une telle consigne serait illégitime si elle était avérée.
De son côté, la députée de la coalition Sharren Haskel (Nouvel Espoir) a affirmé à plusieurs reprises que les élus de la majorité « étaient tenus » de filmer leur vote afin de prouver qu’ils soutenaient Michael Rabello.
Plus tôt ce mois-ci, la Cour suprême avait fortement recommandé à la Knesset de refaire l’élection « de manière propre et régulière » en raison des irrégularités constatées. Le président de la Knesset, Amir Ohana, ayant refusé cette demande, la Cour a décidé d’ouvrir une nouvelle audience afin de déterminer si le scrutin doit être annulé.