Le Commandement du Front intérieur devrait assouplir les restrictions dans le nord d’Israël
Dans la perspective de cet allègement des consignes de sécurité, plusieurs municipalités du nord se préparent déjà à rouvrir les écoles dès le lendemain dans les établissements disposant d’abris


Le Commandement du Front intérieur devrait prochainement assouplir les restrictions imposées aux localités du nord d’Israël, à la suite des échanges intervenus dans la nuit entre le Premier ministre Benjamin Netanyahou et le président américain Donald Trump. À l’issue de cette conversation, Donald Trump a affirmé avoir demandé à Israël de renoncer à une frappe prévue contre Beyrouth, tout en exigeant du Hezbollah qu’il cesse ses tirs contre le territoire israélien.
Dans la perspective de cet allègement des consignes de sécurité, plusieurs municipalités du nord se préparent déjà à rouvrir les écoles dès le lendemain dans les établissements disposant d’abris accessibles dans les délais prescrits par le Front intérieur. Les autorités locales anticipent ainsi un retour progressif à l’enseignement en présentiel, même si les nouvelles directives n’ont pas encore été officiellement publiées.
Malgré les déclarations du président américain, la situation sécuritaire demeure toutefois tendue. Au cours de la nuit et de la matinée, des tirs de roquettes et des incursions de drones ont encore visé plusieurs secteurs du nord du pays. La veille, quelque 150 alertes avaient été déclenchées dans la région.
Cette réalité alimente la colère d’une partie des habitants du nord, qui dénoncent l’abandon de la frappe prévue contre Beyrouth et l’absence de solution durable face aux attaques en provenance du Liban. Le collectif "Nilhamim al HaTzafon" ("Nous nous battons pour le Nord") a ainsi critiqué l’idée même d’un cessez-le-feu, estimant qu’il ne peut être question de trêve tant que les sirènes continuent de retentir et que les habitants vivent sous la menace constante des roquettes et des drones.
"Il n’y a pas de cessez-le-feu lorsqu’il y a des alertes, des drones, de la peur et des enfants qui ne peuvent pas vivre une vie normale", a déclaré l’organisation dans un communiqué.