Liri Albag fustige les réalisateurs de "NAZA" : "Vous avez vendu votre propre peuple"
"Le 7 octobre peut-être auriez-vous simplement rejoint la 'lutte pour la libération de la Palestine' et fait du mal à votre propre peuple ?"


L'ancienne otage Liri Albag a violemment dénoncé le documentaire israélien "NAZA", consacré à la conduite de la guerre à Gaza, accusant ses réalisateurs Yuval Avraham et Rachel Shor d'avoir "vendu leur propre peuple" et allant jusqu'à réclamer leur expulsion d'Israël.
Dans un message publié sur Instagram, Liri Albag s'est directement adressée à Yuval Avraham en revenant sur l'attaque du 7 octobre. "Si vous aviez été dans la région frontalière de Gaza, aucun terroriste ne se serait arrêté pour dire : 'Laissez-le tranquille, lui ça va, ne lui faites pas de mal'", a-t-elle écrit.
L'ancienne otage, enlevée à la base militaire de Nahal Oz le 7 octobre 2023 et retenue pendant plus de 15 mois dans la bande de Gaza, poursuit en s'interrogeant sur l'attitude qu'aurait adoptée le réalisateur ce jour-là : "Ou peut-être auriez-vous simplement rejoint la 'lutte pour la libération de la Palestine' et fait du mal à votre propre peuple ?"
"Dégoûtant. Vous avez vendu votre propre peuple à des gens qui souhaitent votre mort. Et pour cela, il n'y a pas de pardon", a-t-elle ajouté, avant de réclamer que les deux cinéastes soient chassés du pays : "Comment des gens comme ça peuvent-ils avoir la citoyenneté ici ? Expulsez-les de notre pays."
La polémique intervient après la présentation de "NAZA" au Festival international du film de Venise, où le documentaire a reçu un prix spécial du jury. Réalisé par Yuval Avraham et Rachel Shor, le film repose notamment sur les témoignages anonymes de membres de Tsahal et des services de renseignement israéliens. Il accuse l'armée d'avoir eu recours à des systèmes assistés par intelligence artificielle pour sélectionner des cibles à Gaza et d'avoir accepté d'importantes pertes civiles lors de certaines frappes.
Tsahal a catégoriquement rejeté plusieurs accusations présentées dans le film. L'armée affirme notamment que les décisions de sélection et d'approbation des frappes sont prises par des personnels humains et non par l'intelligence artificielle. Elle a également contesté une affirmation selon laquelle une frappe aurait été planifiée en anticipant la mort de 500 civils.
Les réalisateurs défendent de leur côté leur travail. Yuval Avraham a assuré que les témoignages et les cas évoqués dans le documentaire avaient fait l'objet de vérifications, le film ayant été réalisé en partenariat avec le quotidien britannique The Guardian.
Liri Albag rejoint ainsi plusieurs personnalités israéliennes qui ont vivement attaqué "NAZA" ces derniers jours. Le documentaire a provoqué une importante controverse en Israël, tandis que plus de 700 professionnels du cinéma israélien ont signé une pétition en soutien à ses réalisateurs, dénonçant une campagne susceptible, selon eux, de mettre leur sécurité en danger.