"Nous ne reculerons pas" : Eyal Zamir affirme la détermination d’Israël face à une guerre "sans précédent"
« Nous faisons face à une guerre multi-fronts, sans précédent dans l’histoire de notre peuple », a affirmé le chef d'état-major.


À la veille de la Journée de commémoration de la Shoah, le chef d’état-major de Tsahal, Eyal Zamir, a livré ce lundi soir un message d’une forte portée symbolique et stratégique, liant mémoire historique et défis sécuritaires actuels. Lors d’une évaluation de la situation avec le haut commandement, consacrée notamment à la poursuite des opérations en Iran et sur d’autres fronts, il a insisté sur « la responsabilité historique » pesant sur les épaules des dirigeants et des soldats israéliens.
« Alors que nous sommes réunis au poste de commandement pour planifier la suite de la guerre, je ne peux m’empêcher de penser, à la veille de la journée du souvenir de la Shoah, à nous et aux soldats de Tsahal », a-t-il déclaré. « À la responsabilité historique immense qui repose sur nos épaules en cette période. » Il a rappelé que, 81 ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, le peuple juif, autrefois « sans défense », mène aujourd’hui une guerre « majeure » pour éliminer les menaces existentielles pesant sur Israël.
Le chef d’état-major a décrit une situation sécuritaire exceptionnelle : « Nous faisons face à une guerre multi-fronts, sans précédent dans l’histoire de notre peuple », opposant Israël à des ennemis à la fois frontaliers et lointains. Il a affirmé que les forces israéliennes avaient « sévèrement frappé » l’Iran et ses alliés, contribuant à affaiblir leurs capacités militaires.
Qualifiant le régime iranien de « dictature cruelle » ayant appelé à la destruction d’Israël, Eyal Zamir a assuré que l’État hébreu n’avait pas cédé : « Nous ne nous sommes pas laissés intimider, nous avons frappé ». Il a également souligné la transformation historique du peuple juif, désormais doté d’une « puissance de défense forte », capable de se protéger face à ses ennemis.
Dans un ton solennel, il a rendu hommage aux six millions de victimes de la Shoah, tout en rappelant « le privilège historique » de pouvoir aujourd’hui défendre le peuple juif. « Le message est clair : nous ne reculerons pas. Nous regarderons chaque menace en face et la neutraliserons avant qu’elle ne se concrétise », a-t-il conclu.