Ramat Gan ouvre tous ses abris face à la menace de tirs iraniens
La municipalité a décidé d’ouvrir l’ensemble des abris publics après avoir estimé que le risque de tirs de missiles iraniens ce week-end n’était « plus négligeable ».


La ville de Ramat Gan a ouvert jeudi l’ensemble de ses abris antiaériens publics en raison d’un risque accru de tirs de missiles iraniens au cours du week-end, a annoncé son maire Carmel Shama-Hacohen.
« Une évaluation de la situation a montré que le risque de tirs depuis l’Iran ce week-end avait augmenté et n’était plus négligeable », a-t-il expliqué sur Facebook.
Malgré le coût de cette mesure, l’élu a estimé préférable de faire preuve d’une vigilance renforcée, tout en espérant que l’ouverture des abris se révélerait inutile.
Carmel Shama-Hacohen a également appelé les responsables des immeubles résidentiels à vérifier que les abris collectifs étaient prêts, dégagés et accessibles aux habitants.
Le maire a précisé que cette décision relevait d’une mesure de précaution municipale et ne faisait pas suite à une nouvelle alerte du Commandement du front intérieur.
« Il n’existe aucune consigne particulière du Commandement du front intérieur », a-t-il souligné, appelant les habitants à ne pas céder à la panique en cas de nouvelle attaque.
« Nous avons Tsahal et l’armée de l’air pour nous défendre, mais aussi pour frapper loin d’ici », a-t-il déclaré.
Cette décision intervient alors que les États-Unis intensifient leur campagne militaire contre l’Iran. Washington a notamment utilisé un bombardier B-1 lors de ses dernières frappes et renforcé ses forces dans la région.
Les responsables israéliens estiment qu’une extension des opérations américaines contre les infrastructures stratégiques et les hauts responsables du régime iranien pourrait pousser Téhéran à riposter directement contre Israël.
Ramat Gan avait déjà été touchée lors de précédentes salves iraniennes. En mars, un missile avait frappé un immeuble résidentiel de la ville, tuant un couple âgé.