Trump ne sanctionnerait pas Herzog s'il refuse de gracier Netanyahou (Mike Huckabee)
Il a également évoqué la pression exercée sur l’Iran et dénoncé des propos « sortis de leur contexte » lors d’une interview.


L’ambassadeur des États-Unis en Israël, Mike Huckabee, a déclaré qu’il ne s’attend pas à ce que le président Donald Trump pénalise le président israélien Isaac Herzog si ce dernier choisit de ne pas accorder une grâce présidentielle à Benjamin Netanyahou dans son procès pour corruption, affirmant qu’Herzog « a parfaitement le droit de prendre son temps pour décider ». Alors que Trump avait publiquement pressé Herzog de gracier Netanyahou, qualifiant son refus de « honteux », Huckabee a insisté sur l’honneur et le bon caractère d’Herzog et relativisé l’interférence américaine. L’affaire intervient dans un climat politique tendu : Netanyahou, Premier ministre israélien inculpé pour corruption, avait officiellement demandé une grâce à Herzog en novembre 2025, mais aucune décision n’a encore été prise dans le cadre légal israélien, qui impose d’attendre un avis du ministère de la Justice.
Sur le plan diplomatique, Huckabee a également évoqué la situation avec l’Iran, affirmant que Téhéran devrait « regarder les signes » avant toute éventuelle frappe américaine, évoquant l’opération Midnight Hammer menée contre des installations nucléaires iraniennes en juin dernier.
L’ambassadeur a par ailleurs défendu une interview récente avec le commentateur Tucker Carlson, affirmant que ses propos avaient été sortis de leur contexte, et exprimé l’espoir qu’Herzog poursuive Carlson pour diffamation après des accusations infondées visant le président israélien.