Tsahal commence l’évacuation du complexe de l’UNRWA à Kafr Aqab
Tsahal, la police israélienne et la municipalité de Jérusalem ont lancé une opération dans ce complexe du nord de la capitale, qui abrite notamment des écoles et des cliniques.


Les forces israéliennes ont commencé mardi l’évacuation du complexe de l’UNRWA situé à Kafr Aqab, dans le nord de Jérusalem.
L’opération est menée conjointement par Tsahal, la police israélienne et la municipalité de Jérusalem. Les autorités avaient organisé plusieurs réunions préparatoires et effectué des visites sur place avant son lancement.
Le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir a salué cette intervention, affirmant que les forces de police agissaient avec les autorités compétentes pour « faire appliquer la loi et retirer l’UNRWA des lieux ».
Il a accusé l’agence onusienne d’avoir servi de couverture au Hamas et rappelé les accusations israéliennes visant certains de ses employés, soupçonnés d’avoir participé à des activités terroristes.
« La souveraineté n’est pas quelque chose dont on parle, c’est quelque chose que l’on exerce », a déclaré Itamar Ben Gvir, ajoutant que l’UNRWA n’avait, selon lui, « aucune place à Jérusalem ou dans l’État d’Israël ».
La police avait indiqué au début du mois que l’évacuation complète du site était à un stade avancé de préparation. La municipalité de Jérusalem doit ensuite commencer des travaux dans le complexe.
Celui-ci accueille notamment des écoles et des cliniques de l’UNRWA. Contrairement à l’ancien siège de l’agence situé dans le quartier de Maalot Dafna, les installations de Kafr Aqab n’avaient pas encore été évacuées.
Il y a environ six mois, des forces de sécurité s’étaient rendues sur place afin d’évaluer les conditions d’une intervention. Elles avaient alors essuyé des tirs à balles réelles, selon les autorités israéliennes. Un assaillant avait été tué au cours de l’incident et l’évacuation avait été reportée.
La Knesset avait adopté l’année dernière une loi interdisant à l’UNRWA d’exercer ses activités sur le territoire israélien. Le texte avait été approuvé par 92 députés.