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La République tchèque bloque toute sanction européenne contre Israël sans consensus
En visite en Israël le ministre tchèque des Affaires étrangères a réaffirmé son soutien à Jérusalem et rejeté toute modification des règles de vote permettant d’imposer des sanctions contre Israël.


Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Sa’ar, a reçu ce mardi à Jérusalem son homologue tchèque et vice-Premier ministre, Petr Macinka, pour leur quatrième rencontre en six mois. Les deux responsables ont également inauguré le Forum économique Israël–Tchéquie, réunissant plus de 200 entreprises des deux pays, avant de signer une déclaration commune visant à renforcer la coopération économique, politique et technologique.
Lors d'une conférence de presse conjointe, Petr Macinka a affirmé que la République tchèque s'opposait à toute tentative de modifier les règles de vote de l'Union européenne concernant d'éventuelles sanctions contre Israël.
« Notre position est que les sanctions contre Israël doivent être adoptées par consensus, et non à la majorité. Nous nous opposons à toute modification du système de vote qui remplacerait le consensus par un vote à la majorité qualifiée », a déclaré le chef de la diplomatie tchèque. Il a également estimé que de telles décisions devaient être prises par les ministres ou les chefs d'État, et non au niveau des ambassadeurs.
De son côté, Gideon Sa’ar a dénoncé ce qu'il qualifie d'« obsession » de certains responsables européens à l'égard d'Israël.
« Malheureusement, certains acteurs au sein de l'Union européenne ont développé une obsession contre Israël. Ils ignorent qu'Israël contribue de plus en plus à la sécurité de l'Europe. Je remercie la République tchèque qui, avec d'autres pays amis, empêche que l'Union européenne soit utilisée comme un instrument de promotion d'une politique anti-israélienne », a déclaré le ministre israélien.
Cette prise de position intervient alors que plusieurs États membres de l'Union européenne plaident pour un durcissement des mesures à l'encontre d'Israël, tandis que Prague continue de figurer parmi les principaux soutiens européens de l'État hébreu.