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Benjamin Netanyahou prend ses distances avec ses alliés orthodoxes après la polémique sur la conscription
À l'approche des élections législatives, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou durcit le ton à l'égard de ses alliés orthodoxes.


Les récentes concessions accordées à ces partis auraient pesé sur les intentions de vote en faveur du Likoud, selon Ynet.
Ces derniers jours, le chef du gouvernement a multiplié les critiques contre les partis orthodoxes, cherchant à limiter les répercussions politiques de la loi empêchant l'arrestation des réfractaires orthodoxes à la conscription et de la Loi fondamentale sur l'étude de la Torah, deux textes qui ont suscité des critiques jusque dans les rangs de sa coalition, selon Ynet.
Pendant toute la législature, Benjamin Netanyahou s'était pourtant abstenu de critiquer ses partenaires orthodoxes, notamment lors des débats sur l'exemption du service militaire. Selon Ynet, plusieurs responsables du Likoud estiment aujourd'hui que ce soutien a éloigné une partie de l'électorat de droite modérée.
Mardi, le Premier ministre a ainsi condamné sur X les propos du dirigeant orthodoxe lituanien, le rabbin Dov Lando, visant les soldats issus du sionisme religieux. « Je rejette fermement ces déclarations choquantes contre les combattants de Tsahal issus du sionisme religieux », a-t-il écrit.
Dans un podcast, Benjamin Netanyahou a également dénoncé le slogan « Nous mourrons plutôt que de nous enrôler », régulièrement repris lors des manifestations orthodoxes contre la conscription. « C'est une expression terrible qui mérite d'être condamnée sans réserve », a-t-il déclaré.
Parallèlement, son conseiller Yonatan Urich a appelé les responsables politiques orthodoxes à faire profil bas jusqu'au scrutin. « Qu'ils gardent le silence pendant 99 jours afin que nous puissions gagner les élections », a-t-il lancé, selon Ynet.
Malgré cette prise de distance affichée, Ynet estime que cette stratégie relève avant tout d'un repositionnement électoral. Le média souligne que Benjamin Netanyahou devrait de nouveau s'appuyer sur les partis orthodoxes pour former une coalition après les élections.