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Einav Zangauker envisage une entrée en politique, y compris sous la bannière du Likoud
Sollicitée par plusieurs formations, elle n’exclut aucune option, y compris le Likoud, et dit vouloir poursuivre son engagement civique sur le terrain institutionnel.


Einav Zangauker, figure de la lutte pour la libération des otages détenus par le Hamas, envisage désormais un nouveau combat : la politique. Dans son premier entretien télévisé depuis la libération de son fils Matan, retenu en captivité à Gaza pendant près de deux ans, elle a confirmé réfléchir sérieusement à une candidature sur la scène politique israélienne, sans exclure aucun parti — pas même le Likoud.
Après deux années d’un combat public acharné, Zangauker explique que cette réflexion est née d’une conviction forgée dans l’épreuve : « La réparation de l’État ne peut venir que des citoyens eux-mêmes. » Interrogée sur les approches reçues, elle affirme avoir été sollicitée « par tout l’échiquier politique », estimant que le pays souffre avant tout d’un manque de leadership « éthique et moral », attentif aux préoccupations des citoyens ordinaires.
Invitée sur la chaîne Keshet 12, elle a déclaré considérer toutes les options « de manière responsable et réfléchie ». « Je n’écarte rien. Même le Likoud est une possibilité », a-t-elle précisé, soulignant la nécessité d’examiner les cadres et les modalités avant toute décision.
Zangauker est également revenue sur la période de silence qui a suivi le retour de son fils, expliquant avoir consacré ces semaines à la reconstruction familiale. « Nous réapprenons à vivre ensemble. Chaque instant avec lui est un miracle », a-t-elle confié. Elle a néanmoins reconnu que Matan souffre encore de séquelles physiques et psychologiques liées à sa captivité, nécessitant un suivi à long terme.
Très critique à l’égard du Premier ministre Benjamin Netanyahou, elle l’accuse d’avoir retardé un accord global pour des raisons politiques. « Une issue plus rapide était possible. Des choix différents auraient pu être faits », a-t-elle affirmé.
Malgré les menaces qu’elle dit continuer de recevoir, Einav Zangauker affirme rester déterminée : « Je n’ai pas peur pour moi, mais pour mes enfants. » Son témoignage marque peut-être le début d’une transition, du combat civique vers l’arène politique.