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Le vote du budget de l'État reporté sur fond de crise autour de la loi sur la conscription des orthodoxes
Ce report est dû aux désaccords persistants au sein de la coalition autour de la loi visant à exempter les étudiants des yeshivot du service militaire


Le gouvernement israélien a décidé de reporter à mercredi la première lecture du projet de budget de l’État pour 2026, initialement prévue ce lundi, en raison de désaccords persistants au sein de la coalition autour de la loi visant à exempter les étudiants des yeshivot (académie religieuses) du service militaire.
Selon plusieurs sources politiques, ce report est directement lié aux tensions avec les partis orthodoxes. Un responsable du parti Shas indique que le différend porte bien sur le projet d’exemption militaire, tandis qu’un cadre du Judaïsme unifié de la Torah (JUT) confirme que les deux dossiers sont étroitement imbriqués, évoquant des "problèmes difficiles" dans la rédaction du texte.
D’après des informations relayées par la presse israélienne, c’est plus précisément la faction Degel HaTorah de le JUT qui aurait exigé ce report. Les orthodoxes reprochent notamment à la conseillère juridique de la commission des Affaires étrangères et de la Défense de refuser d’avaliser le texte en l’état. Cette dernière, Miri Frenkel-Shor, aurait réclamé plusieurs amendements, vivement contestés par les partis orthodoxes. Des discussions nocturnes n’ont pas permis de parvenir à un compromis.
Malgré leurs critiques, Shas et Degel HaTorah avaient jusqu’ici laissé entendre qu’ils soutiendraient le budget lors de sa première lecture. En revanche, selon la chaîne N12, ils comptent bloquer les étapes suivantes du processus budgétaire tant que la loi sur l’exemption du service militaire n’aura pas été définitivement adoptée.
Dans l’opposition, Yair Lapid affirme que ce retard prouve que la loi controversée ne passera pas. "Nous ne la laisserons pas être adoptée", a-t-il déclaré.
Ce report intervient dans un contexte institutionnel sensible. La conseillère juridique de la Knesset a rappelé que la première lecture du budget devait impérativement avoir lieu cette semaine, afin de respecter les délais légaux imposant un minimum de deux mois entre les différentes lectures.
En vertu de la loi israélienne, si le budget n’est pas adopté avant la fin mars, le Parlement est automatiquement dissous, entraînant des élections anticipées trois mois plus tard. À ce stade, les élections sont prévues pour la fin octobre.