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Alexandre Rifai accuse la France d’avoir historiquement favorisé les groupes armés au Liban
S’appuyant sur des documents américains déclassifiés, il dénonce une politique française qu’il juge « déconnectée des réalités » du terrain.


L’auteur franco-syrien Alexandre Rifai a vivement critiqué la diplomatie française au Liban, l’accusant d’avoir, depuis plusieurs décennies, privilégié le maintien et l’intégration de groupes armés au détriment de la souveraineté libanaise et de la stabilité du pays.
Invité à réagir au rôle joué par Paris dans les crises libanaises successives, Alexandre Rifai s’est appuyé sur des documents américains récemment déclassifiés concernant les années 1980 pour soutenir ses accusations.
Selon lui, la France a alors contribué à préserver les milices palestiniennes de l’OLP de Yasser Arafat, alors même que ces groupes utilisaient le Liban comme base arrière pour mener des attaques contre Israël.
Rifai affirme que ces documents montrent une diplomatie française cherchant à influencer directement les choix politiques libanais tout en restant « déconnectée des réalités du terrain ».
Il souligne notamment que certains responsables américains de l’époque considéraient que les groupes terroristes armés palestiniens se trouvaient dans une position militaire fragile, mais que le soutien politique français leur aurait permis de poursuivre leur stratégie de confrontation.
Pour Alexandre Rifai, cette logique se prolongerait aujourd’hui avec le Hezbollah.
L’auteur estime que la France tente depuis des années d’intégrer le Hezbollah dans le jeu politique libanais plutôt que de soutenir une politique claire de désarmement du mouvement.
Il soutient que cette approche diplomatique entre en contradiction avec les aspirations d’une partie importante de la population libanaise, qui considère le Hezbollah comme responsable de l’affaiblissement de l’État, de l’instabilité chronique du pays et des guerres successives avec Israël.
Alexandre Rifai va plus loin en affirmant que cette volonté occidentale d’inclure le Hezbollah dans les équilibres politiques régionaux constitue, de facto, une forme de soutien indirect au mouvement terroriste.
À ses yeux, cette stratégie aurait contribué à prolonger l’influence militaire et idéologique du Hezbollah au Liban, empêchant l’émergence d’un État pleinement souverain et stable.