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Ariel Kahana : "Trump veut arrêter les guerres, pas les gagner"
Une stratégie qui place aujourd'hui Israël dans une situation « très désagréable », selon le correspondant diplomatique d'Israel Hayom.


Pour Ariel Kahana, correspondant diplomatique d'Israel Hayom, les tensions actuelles entre Donald Trump et Benjamin Netanyahou ne doivent pas faire oublier le soutien massif accordé par le président américain à Israël depuis le début des conflits régionaux. Invité lundi soir dans La Grande Édition, il a estimé que Donald Trump agit délibérément pour limiter l'escalade militaire.
« Trump n'aime pas la guerre », a affirmé Kahana. Selon lui, le président américain considère les conflits comme un moyen d'obtenir des résultats politiques, mais refuse les guerres longues, les destructions massives et surtout les pertes américaines. « Il met des limites à la guerre d'Israël », a-t-il résumé.
Le journaliste rappelle néanmoins que Donald Trump a permis à Israël d'utiliser sa puissance militaire à Gaza « sans limite » pendant plus d'un an, contrairement à l'administration Biden, et qu'il a soutenu Jérusalem lors des confrontations avec l'Iran. Pour Kahana, présenter Trump comme un adversaire d'Israël serait donc « une lecture incomplète de la réalité ».
Il estime toutefois qu'un changement d'approche est en cours. Selon lui, le président américain a été convaincu qu'une poursuite de la guerre contre l'Iran, combinée à un blocage du détroit d'Ormuz, risquait de provoquer une crise économique mondiale comparable à celle des années 1930. C'est cette crainte qui l'aurait poussé à privilégier une solution diplomatique.
Ariel Kahana juge cependant préoccupantes plusieurs concessions américaines : l'assouplissement des restrictions sur les exportations pétrolières iraniennes, l'acceptation implicite d'une influence iranienne au Liban et le maintien du Hezbollah dans le paysage politique libanais.
À court terme, Israël se retrouve ainsi dans une position inconfortable, estime-t-il, avec une liberté d'action réduite au Liban et une administration américaine qui semble se rapprocher de Téhéran. Mais Ariel Kahana parie sur un retour à une ligne plus dure après les élections américaines de mi-mandat.