- i24NEWS
- Vu sur i24NEWS
- Israël-Liban : Avi Pazner juge les discussions inutiles et prône la fermeté militaire
Israël-Liban : Avi Pazner juge les discussions inutiles et prône la fermeté militaire
Avi Pazner, qui alerte sur les violations du Hezbollah et appelle à une réponse militaire ferme, tout en écartant un rôle utile de la France à ce stade.


Les discussions en cours entre Israël et le Liban à Washington suscitent prudence et scepticisme chez Avi Pazner. Pour l'ex-diplomate, ces échanges, bien qu' "importants" sur le plan symbolique, ne constituent pas encore de véritables négociations capables de produire des résultats concrets. En cause, selon lui : le niveau des représentants engagés, insuffisant pour trancher les questions stratégiques. «C’est un dialogue pour l’opinion publique», analyse-t-il, estimant que seules des discussions menées à un échelon politique supérieur pourraient ouvrir la voie à des avancées tangibles.
Mais pour l’ancien ambassadeur, l’essentiel se joue ailleurs. Il alerte sur la situation sécuritaire au sud du Liban, accusant le Hezbollah de multiplier les violations du cessez-le-feu. Face à ces actions qu’il juge de plus en plus flagrantes, Avi Pazner appelle à une réponse israélienne «pas diplomatique, mais militaire», tout en excluant à ce stade une reprise généralisée des hostilités. L’objectif, selon lui, serait de restaurer la dissuasion sans basculer dans une guerre ouverte.
Interrogé sur le rôle de la France, il adopte une ligne nettement critique. Israël, affirme-t-il, n’a pas souhaité l’implication d’Emmanuel Macron, qu’il accuse d’avoir adopté depuis plusieurs années une posture jugée trop favorable au Liban. Il souligne l’absence de visites officielles israéliennes à Paris, contrastant avec l’accueil réservé aux dirigeants libanais, y voyant un signe de «parti pris».
À ses yeux, les États-Unis restent aujourd’hui l’acteur clé. Washington a permis d’imposer un cessez-le-feu et d’initier les discussions actuelles, menant selon lui «un travail excellent». Dans ce contexte, Avi Pazner estime qu’une intervention française n’apporterait, à ce stade, aucune réelle valeur ajoutée.