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"Nous attendons un grand séisme en Israël"
Invité de L'Édition de l'Été, le sismologue Ittaï Kurzon revient sur le séisme de magnitude 5,2 ressenti en Israël et rappelle que le principal danger provient de la faille syro-africaine.


Le séisme de magnitude 5,2 survenu dans la région de Suez et ressenti en Israël n'a causé aucun dégât, mais il rappelle la vulnérabilité sismique de la région. Invité de L'Édition de l'Été, le docteur Ittaï Kurzon, sismologue et chercheur, a expliqué que ce tremblement de terre ne provenait pas de la principale faille qui menace Israël.
Selon lui, le risque majeur est lié à la faille syro-africaine, qui longe en grande partie la frontière orientale d'Israël avec la Jordanie, au niveau de la mer Morte. « C'est cette plaque qui nous fait le plus peur », souligne-t-il.
Le séisme enregistré près de Suez est intervenu dans une zone habituellement peu active sur le plan sismique. « Les derniers événements de cette ampleur remontaient aux années 1980 », précise le chercheur. Ressenti dans plusieurs régions d'Israël, il n'a toutefois pas été assez puissant pour déclencher les systèmes d'alerte, conçus pour des secousses plus importantes.
Le scientifique rappelle que les séismes de magnitude 6 surviennent en moyenne une fois par siècle dans la région. Le dernier remonte à 1927, dans le nord de la mer Morte, et avait fait plus de 300 morts en Israël et en Jordanie.
« Ce n'est pas une question de si, c'est une question de quand », avertit Ittaï Kurzon, ajoutant que des séismes de magnitude 7 se produisent environ une fois tous les mille ans.
Pour le sismologue, la priorité n'est pas seulement le développement des systèmes de pré-alerte, mais surtout le renforcement des bâtiments et des infrastructures, qui constitue selon lui la meilleure protection contre les conséquences d'un futur séisme majeur. « La pré-alerte ne suffit pas. Ce qui fera toute la différence, c'est la résistance des bâtiments », conclut-il.